Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
24 décembre 2024 .
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Les chiffres publiés par l’Insee concernant le nombre de logements vacants en France ont de quoi étonner. En effet, selon l’institution, alors que beaucoup de Français peinent à trouver un toit, 3,1 millions de biens sont restés inoccupés en France en 2023. Qui sont les propriétaires de ces logements et pourquoi sont-ils réticents à les mettre en location ou à s’en séparer ? Décryptage.
Les profils des propriétaires et leurs motivations
La crise du logement est une réalité qui touche la France depuis plusieurs années. Si l’accession à la propriété n’est réservée qu’à une poignée de particuliers, même le simple fait de se trouver un logement à louer est devenu un véritable parcours du combattant. Les biens disponibles à la location se font rares et, par voie de conséquence, le prix du loyer n’a de cesse de flamber.
L’offre locative est de plus en plus restreinte, mais cela ne veut pas dire que le territoire manque de logement vacant. Au contraire, d’après une enquête de l’Insee, la France comptait 3,1 millions de biens inoccupés en 2023, représentant 8 % du parc immobilier français.
Et ce chiffre pourrait encore évoluer, sachant qu’entre 2005 et 2023, une progression de +55 % a été enregistrée. Pourtant, les propriétaires de ces biens ne semblent pas intéressés par l’investissement locatif. Pour information, plus de 50 % d’entre eux sont des séniors de plus de 65 ans.
Les facteurs structurels liés à la vacance locative
Interrogés sur les raisons de leur réticence, certains propriétaires évoquent l’absence de rentabilité d’un tel investissement, à cause notamment des nombreuses taxes auxquelles ils sont confrontés.
ImportantBeaucoup pointent du doigt un manque d’équité fiscale entre les différents acteurs de l’investissement immobilier. Ceux qui mettent leur bien en location nue (bail longue durée) sont beaucoup moins bien lotis que ceux qui pratiquent la location saisonnière, alors que selon eux, leur activité est davantage d’utilité publique.
Autre facteur d’hésitation : la gestion même de la location. En raison de leur âge avancé, certains propriétaires estiment ne plus être capables d’assumer efficacement les tâches liées à la location de leur bien, surtout si ce dernier nécessite des travaux pour se conformer aux normes environnementales en vigueur.
À ce sujet, ils reprochent à l’État de ne pas apporter suffisamment de soutien pour la rénovation du parc immobilier. Ils soulignent également la complexité des démarches administratives à accomplir pour bénéficier des aides financières existantes.
- En 2023, la France comptait 3,1 millions de logements vacants, soit 8 % du parc immobilier français.
- Près de 50 % des propriétaires sont des séniors de plus de 65 ans.
- Souvent réticents à louer leurs biens, ces derniers sont confrontés à plusieurs freins : une trop grande disparité de traitement fiscal entre les différents types de location, des tâches de gestion locative perçues comme complexes et un manque de dispositifs d’aide adaptés.
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La rédaction Meilleurtaux
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