Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
21 décembre 2024 .
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Si le recul des taux a permis aux prix des logements anciens de se stabiliser durant ce dernier trimestre 2024, les professionnels de l’immobilier constatent une progression à deux vitesses du marché. Ils attribuent cette situation au pouvoir d’achat des Français.
Les ventes n’ont pas explosé
Bien que les taux d’emprunt se rapprochent lentement de la barre de 3 %, les ventes dans l’ancien n’ont pas explosé. D’après les notaires,
Le volume des transactions pour l’année 2024 se situerait aux environs de 780 000.
Les professionnels du secteur ont constaté que les prix immobiliers n’ont pas affiché une baisse significative. En effet, elle a été limitée à 0,2 % pour les appartements sur un an, tandis que pour les maisons individuelles, une hausse de 1,2 % a même été observée.
Dans les villes moyennes, les petites communes et les zones rurales, les vendeurs persistent à maintenir leurs prix, en se référant aux tarifs appliqués en 2021 et 2022 (au moment de la forte demande). Mais, la donne a changé depuis, et les acquéreurs potentiels sont maintenant plus réticents à acheter une maison spacieuse, faute de budget suffisant. En effet, un logement d’une surface plus importante implique des coûts élevés en matière d’énergie, d’entretien, de taxe foncière et de frais annexes.
Les prix évoluent dans différents sens dans les grandes villes
La baisse a été plus marquée dans quelques grandes villes : sur un an, les tarifs ont régressé de 7,1 % à Lyon, 5,6 % à Nantes, et de 4,1 % à Strasbourg. Selon les experts du secteur,
Il s’agit d’un rééquilibrage des prix après une augmentation de l’ordre de 30 % enregistrée au cours de la dernière décennie.
À Paris, la baisse a été plus modérée (-1,7 %), en raison de l’envolée de la demande pour les petites surfaces, et le retour des investisseurs étrangers sur le marché.
En revanche, dans les métropoles où les prix sont restés relativement accessibles ces dernières années, les tarifs affichent une tendance haussière. À titre d’exemple, à Marseille : +3,6 % sur un an, et +0,6 % entre octobre et novembre.
Pour 2025, les prévisions se révèlent plutôt pessimistes. Cependant, dans un contexte très incertain, la courbe reste susceptible de s’inverser à tout moment.
- Les prix immobiliers dans l’ancien résistent dans les villes moyennes et en zones rurales.
- Certaines grandes villes, dont Lyon, Nantes, Strasbourg affichent une baisse significative des tarifs sur un an.
- Une hausse des prix a par ailleurs été observée dans d’autres métropoles comme Marseille, Bordeaux, Montpellier et Lille.
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