Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
15 janvier 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Le mois de janvier débute avec une remontée mesurée des taux immobiliers. Si la tendance reste modérée, aucune baisse ne semble se profiler à court terme. En outre, les établissements bancaires continuent de se montrer conciliants avec certains emprunteurs.
- En janvier 2026, les taux immobiliers poursuivent leur mouvement haussier, avec une progression moyenne de +0,10 %.
- Cette tendance devrait se maintenir au cours du premier trimestre, sans perspective de recul d’ici le printemps.
- La remontée est en partie liée à l’évolution du taux d’emprunt de l’État à 10 ans, toujours au-dessus de 3,5 %.
- Les prêts à taux bonifié restent accessibles et attractifs, notamment pour les primo-accédants ou les projets énergétiques.
Une hausse modérée, mais attendue des taux immobiliers
Le début d’année 2026 confirme une remontée anticipée des taux de crédit immobilier. Bien que modérée, la hausse traduit un ajustement logique de la récente crue des taux obligataires. En décembre, le rendement de l’OAT à 10 ans dépassait les 3,6 %, ce qui a conduit plusieurs banques à relever leurs barèmes. En dépit d’un léger repli, celui-ci demeure supérieur à 3,5 % et continue d’influencer la politique des établissements prêteurs.
Concrètement, le taux immobilier moyen s’est établi en janvier à :
- 3,20 % sur 15 ans ;
- 3,40 % sur 20 ans ;
- et 3,60 % sur 25 ans.
Les meilleurs profils, c’est-à-dire ceux avec un niveau de revenus confortable ou un projet considéré comme solide, bénéficient de conditions de financement plus avantageuses. Ces derniers peuvent obtenir des taux allant jusqu’à 2,8 % sur 15 ans et 2,95 % sur les durées plus longues. Cette différence de traitement confirme une tendance à la segmentation accrue des offres bancaires.
Des perspectives limitées et un contexte d’achat prudent
D’après les prévisions, les taux devraient poursuivre leur lente ascension au moins jusqu’à la fin du premier trimestre 2026. Le niveau de 3,5 % pourrait alors devenir la norme sur 20 ans, une durée moyenne fréquemment retenue pour les emprunts en France.
Contrairement à ce que certains aspirants à la propriété pourraient espérer, aucun recul n’est envisagé à court terme. Reporter son projet dans l’attente d’un retournement du marché pourrait donc se révéler contre-productif.
Pour autant, cette dynamique n’incite pas nécessairement à une ruée vers l’achat immobilier.
ImportantLes acquisitions contraintes continuent à dominer, comme celles liées à un changement professionnel ou familial, devançant les investissements opportunistes.
Une exception subsiste néanmoins : les prêts à taux bonifié. Distribués par les établissements mutualistes ou régionaux, ces financements sont accessibles sans condition de ressources, et leurs taux sont compris entre 0 % et 2 %. Ils ciblent notamment les primo-accédants et les acheteurs qui se positionnent sur des logements performants sur le plan énergétique. Leur reconduction traduit une volonté claire des banques de capter une nouvelle clientèle malgré un contexte globalement tendu.
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