Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
11 janvier 2026 .
Temps de lecture :
3 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Le diagnostic de performance énergétique change de visage en ce début d’année. Le mode de calcul va évoluer pour reclasser automatiquement des centaines de milliers de logements chauffés à l’électricité. Pour de nombreux propriétaires, cette révision sortira leurs biens de la catégorie des passoires thermiques. Mais elle inquiète les acteurs de la transition écologique du parc d’habitations français.
- Le gouvernement a décidé de modifier le mode de calcul du DPE, notamment le coefficient « électricité » qui sera revu à la baisse.
- Environ 700 000 biens actuellement notés G et considérés impropres à la location pourraient être reclassés F ou E.
Une révision des modalités de calcul pour le diagnostic énergétique
Le DPE repose sur une combinaison de critères techniques qui mesurent la quantité d’énergie utilisée et l’impact carbone d’un logement. La réforme annoncée modifie un élément central de cette équation : le coefficient attribué à l’électricité. Jusqu’à présent, ce facteur influait sur la consommation théorique des biens chauffés avec cette source d’énergie de manière conséquente.
À partir de 2026, il baissera à 1,9 contre 2,3 auparavant.
Pour l’Exécutif, il s’agit de la correction d’un déséquilibre existant entre les différentes sources d’énergie, alors que le gaz et le fioul bénéficiaient d’un traitement plus favorable dans le calcul.
700 000 biens concernés dans toute la France
Les premières estimations évoquent près de 700 000 logements aujourd’hui notés F ou G et qui sortiraient du périmètre des passoires thermiques. La majorité de ces biens sont des habitations anciennes qui utilisent un chauffage électrique.
ImportantAvec le nouveau mode de calcul du DPE, certains pourraient être reclassés une ou deux catégories au-dessus, sans travaux de rénovation énergétique.
La location des logements notés G a été interdite à partir de l’année dernière. Leur passage à F ou G leur permettra de revenir sur le marché, une bonne nouvelle pour les propriétaires et pour le secteur de l’immobilier résidentiel déjà tendu.
La nécessité des travaux énergétiques remise en question
Cette réforme suscite toutefois des réserves. Certains acteurs du logement redoutent un affaiblissement du signal en faveur de la rénovation énergétique, et d’un frein dans l’avancement de la transition du parc immobilier. Une note plus clémente risque de retarder des travaux qui demeurent pourtant nécessaires sur le long terme.
Le gouvernement met toutefois en avant un autre objectif : restaurer la crédibilité du DPE après la découverte de pratiques douteuses dans sa réalisation en 2025. En rééquilibrant les règles, l’Exécutif espère également assainir un outil devenu central dans l’arbitrage patrimonial.