Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
11 février 2026 .
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4 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Un baromètre Meilleurtaux–leboncoin immo montre que, pour un même budget, l’offre de logements et les surfaces accessibles varient fortement d’une ville à l’autre en 2025.
- À l’échelle nationale, près de 47% des biens sont affichés à moins de 200 000 €.
- À 100 000 €, l’offre est abondante à Saint-Étienne (62%), Limoges (56%) et Mulhouse (47%), mais quasi inexistante à Paris.
- À 200 000 €, plusieurs villes intermédiaires concentrent 50% à 60% d’annonces entre 100 000 et 200 000 €.
- À 300 000 €, la tranche 200 000–300 000 € pèse souvent 20% à 35% de l’offre dans de nombreuses métropoles.
- À Paris, 47% des biens sont au-delà de 400 000 €, dont 13% au-delà d’un million.
Avec un budget plafonné, devenir propriétaire reste envisageable en France, mais le choix de la commune est déterminant. Le premier Baromètre(1) du marché immobilier mené par Meilleurtaux et leboncoin immo met en évidence des différences marquées de prix et d’offre selon les territoires. À 100 000, 200 000 ou 300 000 euros, toutes les villes n'offrent pas les mêmes perspectives, ni les mêmes surfaces.
Le budget pèse plus que jamais sur la faisabilité d’un achat. À l’échelle du pays, près de 47% des biens proposés se situent sous la barre des 200 000 euros. Toutefois, cette moyenne recouvre des écarts importants : certaines villes restent accessibles, tandis que d’autres deviennent rapidement inabordables dès les premiers paliers.
Budget 100 000 € : quelles villes restent accessibles ?
À 100 000 euros, l’accès à la propriété est très contrasté. Dans plusieurs grandes métropoles, les annonces à ce niveau de prix sont devenues marginales, voire inexistantes. À l’inverse, certaines communes affichent encore une part élevée de biens très bon marché.
Saint-Étienne ressort nettement : où 62% des biens proposés le sont sous la barre des 100 000 euros. Limoges suit avec 56% d’annonces sous ce seuil, un marché notamment porté par des T2 et T3. Mulhouse se situe aussi à un niveau élevé d’accessibilité, avec 47% des biens sous les 100 000 euros. Dans ces villes, un budget à cinq chiffres peut encore permettre de viser autre chose qu’un studio, grâce à une présence importante de T2 et T3.
À l’opposé, les très grands marchés restent hors d’atteinte. À Paris, aucun bien n'est trouvable à ce prix d’après les annonces leboncoin immo. À Lyon, la part correspondante n’est plus que de 2%. Des villes comme Nice, Bordeaux ou Aix-en-Provence affichent aussi une offre à moins de 100 000 euros devenue exceptionnelle.
Budget 200 000 € : un cap, mais pas partout
Le seuil des 200 000 euros élargit l’éventail des possibilités, mais sans gommer les disparités locales. Dans de nombreuses villes intermédiaires, la tranche 100 000–200 000 euros représente une part importante des annonces : Brest, Besançon, Le Mans, Tours, Orléans ou Dijon se situent entre 50% et 60%. À Angers, Caen, Grenoble ou Metz, cette tranche concerne près d’un bien sur deux. Ces marchés se caractérisent par une forte proportion de T2 et T3, souvent recherchés pour un premier achat ou un investissement locatif.
Dans les grandes villes, la tension persiste. À Paris, seuls 9% des biens se situent entre 100 000 et 200 000 euros. Lyon atteint 19% sur cette tranche, majoritairement des studios ou de petits T2. Bordeaux affiche 29% de biens dans ce budget, mais l’accès peut rester compétitif.
Budget 300 000 € : le cœur du marché dans plusieurs métropoles
Dans la plupart des villes étudiées, la tranche 200 000–300 000 euros pèse entre 20% et 35% de l’offre. À Rennes, Nantes, Toulouse, Strasbourg, Montpellier ou Marseille, où ce budget permet d'envisager des T3, voire des T4, selon les quartiers. Les données croisées avec la typologie des logements suggèrent que ce segment correspond souvent au « centre » du marché résidentiel, avec des biens davantage adaptés aux familles.
Paris reste un cas à part : même à 300 000 euros, l’accès demeure limité, avec 14% des biens dans cette tranche, le plus souvent de petites surfaces. À Lyon, 29% des biens sont proposés entre 200 000 et 300 000 euros, mais les T2 dominent toujours.
Au-delà de 300 000 € : des budgets parfois incontournables
Dans certaines villes, dépasser 300 000 euros devient la norme. À Paris, près de 47% des biens se situent au-delà de 400 000 euros, dont 13% des annonces à plus d’un million. Lyon, Nice, Aix-en-Provence ou Bordeaux présentent également une proportion élevée de biens dans les tranches supérieures.
Méthodologie (2025)
(1)Méthodologie : L'étude a été établie à partir des données de leboncoin immo et de Meilleurtaux sur l'année 2025. Pour chaque ville, Meilleurtaux a recensé le nombre de demandes de prêt, l'âge des demandeurs, les revenus du ménage et pour les profils financés le prêt négociés et l'apport utilisé, de son côté. Pour les mêmes villes, leboncoin immo a recensé le nombre d'annonces uniques d'appartements, les caractéristiques du bien, le prix affiché, la durée de vie d'une annonce, les habitudes de recherche en surface et en prix.