Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
31 octobre 2024 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

L’envolée des taux d’intérêt immobiliers a brutalement mis fin à une période dorée pour les emprunteurs. Alors que la moyenne flirtait avec des niveaux historiquement bas, offrant des conditions de financement exceptionnelles, la donne a radicalement changé. La question du transfert de prêt, qui semblait une évidence pour conserver des mensualités avantageuses, se pose désormais avec acuité.
La transférabilité des prêts et les mécanismes des marchés
Les taux de crédit immobilier, après avoir atteint des niveaux historiquement bas en début 2022 (environ 1 % pour 20 ans), ont connu une hausse significative, culminant à 4,30 % en septembre 2023. Malgré une récente inflexion à la baisse, les seuils pratiqués par les établissements de crédit sont restés soutenus, autour de 3,50 % en octobre 2024. Cette évolution soulève des interrogations sur la transférabilité des emprunts contractés pendant cette période de taux bas vers de nouveaux projets immobiliers.
La possibilité de conserver les conditions d’un prêt à l’habitat lors d’un changement de bien, en l’utilisant pour une nouvelle acquisition, présente un intérêt certain pour les emprunteurs. Toutefois, ce mécanisme semble avoir progressivement disparu du paysage bancaire.
Les ménages ayant contracté un crédit au cours des six dernières années se voient désormais privés de la possibilité de le transférer. Selon une spécialiste en courtage immobilier,
Cette décision, prise par les établissements financiers dans un souci de préserver leur rentabilité, contraint les emprunteurs à renoncer à un outil susceptible de les assister dans un contexte de taux d’intérêt élevés.
Des appels à la réforme
Face à ce constat, de nombreux professionnels du secteur plaident en faveur d’une plus grande flexibilité dans le domaine du crédit immobilier.
ImportantIls préconisent notamment le rétablissement de la portabilité des prêts, qui permettrait aux vendeurs de conserver les conditions attractives de leur emprunt lors d’un nouvel achat.
Cette mesure, soutenue par des organisations telles que la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM), présenterait l’avantage de simplifier les démarches des acquéreurs tout en étant neutre d’un point de vue budgétaire pour l’État.
La proposition de loi visant à instaurer la transférabilité des prêts immobiliers, soutenue par Damien Adam, suscite un débat houleux. Si la FBF exprime des réserves quant à sa mise en œuvre, certains experts y voient un moyen de fidéliser la clientèle bancaire et de redynamiser le marché immobilier.
- La possibilité de transférer un prêt immobilier à taux fixe vers un nouvel achat est aujourd’hui un mirage pour la plupart des emprunteurs.
- La hausse des taux et les décisions des banques ont mis fin à cette pratique, laissant de nombreux ménages confrontés à des choix difficiles.
- Plusieurs acteurs du secteur immobilier militent pour la réintroduction de la portabilité des prêts, qui demeure un enjeu majeur pour l’avenir du marché.