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Après 60 ans, des projets souvent déjà financés
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Banque historique : un réflexe fréquent chez les seniors
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Durée du prêt : ce que les banques acceptent en pratique
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Revenus : l’effet du passage à la retraite
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Assurance emprunteur : le facteur qui peut faire déraper le coût
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Délégation d’assurance : un levier plus que le taux du prêt
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
28 janvier 2026 .
Temps de lecture :
4 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Les emprunteurs de plus de 60 ans restent minoritaires dans les crédits immobiliers, mais les banques peuvent prêter sur 10 à 15 ans. Le vrai point de vigilance se situe souvent du côté de l’assurance.
Les crédits immobiliers souscrits après 60 ans ne représentent qu’une petite part des dossiers traités par les courtiers. Selon Vousfinancer, cette tranche d’âge représente 3% des dossiers traités. Même tendance chez Meilleurtaux : « Chez nous, les emprunteurs de plus de 60 ans représentent environ 3,1% des dossiers concrétisés.
En revanche, ils pèsent davantage dans les demandes d'information, autour de 4,6%, ce qui montre un intérêt réel, même si tous les projets ne vont pas au bout », analyse Guillaume Fourt, directeur des partenariats bancaires.
- Les plus de 60 ans représentent 3% des dossiers traités chez Vousfinancer, et 3,1% des dossiers concrétisés chez Meilleurtaux.
- Les banques prêtent en moyenne jusqu’à 75 ans comme âge de fin de prêt, ce qui ouvre souvent la voie à 10 ou 15 ans d’emprunt à 60 ans.
- Les revenus sont analysés en tenant compte du passage proche à la retraite et des pensions estimées.
- Après 60 ans, l’assurance emprunteur augmente nettement et peut faire basculer le dossier vers le taux d’usure.
- La délégation d’assurance peut permettre des économies plus importantes que la négociation du taux du crédit.
Après 60 ans, des projets souvent déjà financés
Cette faible proportion ne veut pas dire que les seniors renoncent à l’immobilier. Simplement, beaucoup ont déjà réalisé leurs achats majeurs et, lorsqu’un nouveau projet se présente, il peut être financé comptant ou avec un besoin de crédit réduit. « Après 60 ans, beaucoup de projets immobiliers sont déjà réalisés.
Lorsqu'il y a un achat, il se fait souvent sans crédit ou avec un besoin de financement très limité », juge Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer.
Banque historique : un réflexe fréquent chez les seniors
Quand un financement est nécessaire, les emprunteurs concernés sont souvent installés de longue date dans leur établissement. Ce profil a parfois moins tendance à mettre les banques en concurrence.
« Les plus de 60 ans ont moins le réflexe de comparer. Ils commencent très souvent par solliciter leur banque historique, avec laquelle ils ont une relation établie depuis longtemps », confirme Guillaume Fourt.
Durée du prêt : ce que les banques acceptent en pratique
Contracter un crédit après 60 ans reste possible, avec des durées généralement plus courtes. « Il n'y a pas de frein à l'emprunt pour cette catégorie de clients, assure Sandrine Allonier. Il est totalement possible d'emprunter à 60 ans. Les banques, en moyenne, prêtent jusqu'à 75 ans comme âge de fin de prêt. Donc à 60 ans, vous pouvez encore faire un emprunt sur 10 ou 15 ans. »
La limite d’âge est souvent liée à l’assurance de prêt : « Dans la majorité des cas, l'assurance emprunteur bloque autour de 75 ans pour la fin de prêt. Avec une délégation d'assurance, il est possible d'aller jusqu'à 95 ans », estime la porte-parole de Vousfinancer.
Taux et conditions : une logique au cas par cas
Sur les taux, les situations sont examinées individuellement. « Les banques préfèrent clairement les emprunteurs plus jeunes et les crédits longs, qui permettent de développer une relation bancaire complète, juge Sandrine Allonier. Les seniors, souvent multibancarisés, n'obtiennent pas les meilleurs taux. » Une épargne importante ou d’autres contreparties peuvent toutefois améliorer le dossier.
De leur côté, certains emprunteurs recherchent surtout une gestion simple du projet : « à 60 ans, ce que recherchent surtout les clients, ce n'est pas forcément le taux le plus bas, mais de la lisibilité, de l'accompagnement et une prise en charge fluide du projet. »
Revenus : l’effet du passage à la retraite
Les banques regardent particulièrement l’évolution des ressources dans les années qui suivent. « À 60 ans, on approche très fortement de l'âge de la retraite et du coup il va y avoir une baisse de revenus, note Sandrine Allonier. Les banques vont donc prendre en compte les salaires pendant la période d'activité puis les pensions de retraite estimées pour monter le plan de financement ».
Assurance emprunteur : le facteur qui peut faire déraper le coût
Le principal point de friction concerne le prix de l’assurance. « Les taux d'assurance sont nettement plus élevés après 60 ans, car le risque de problème de santé sur la durée du crédit augmente, confirme Guillaume Fourt. C'est souvent ce poste qui fait basculer le dossier vers le taux d'usure. »
« Le coût du crédit peut très vite monter pour ces emprunteurs, valide Sandrine Allonier. Les taux d'assurance sont souvent autour de 0,7% à 0,8%, même sans pathologie particulière, ce qui peut rapidement alourdir le coût total du crédit. »
Exemple chiffré : l’impact d’une assurance à 0,70% ou 1%
Pour un prêt immobilier de 150 000 euros sur 15 ans à 3,5%, avec un taux d’assurance de 0,30%, l’emprunteur paiera 49 768 euros d’intérêts, dont 6 750 euros d’assurance. Avec un taux d'assurance de 0,70%, le coût total du crédit est de 58 768 euros, dont 15 750 euros d'assurance. Avec une assurance à 1%, le coût total du crédit atteint 65 518 euros, dont 22 500 euros d’assurance.
Délégation d’assurance : un levier plus que le taux du prêt
Sans forcément changer de banque pour le crédit, comparer l’assurance peut peser davantage sur la facture finale. « La délégation d'assurance est un levier clé pour les plus de 60 ans, conclut Guillaume Fourt. Les économies potentielles y sont bien plus importantes que sur le taux du crédit lui-même. »