Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
8 septembre 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Malgré la reprise enregistrée cet été sur le marché du crédit immobilier en France, la prudence s’impose. La production de prêts, dopée au mois de juillet, se heurte désormais à la remontée des taux d’intérêt et à un climat politique incertain, qui viennent menacer la dynamique retrouvée du secteur.
L’essentiel à retenir
- La production de crédits à l’habitat a progressé à 13,1 milliards d’euros en juillet 2025, confirmant la relance observée depuis le printemps.
- Les taux d’intérêt moyens sont restés globalement stables autour de 3,09%, mais les signes d’une nouvelle tension apparaissent.
- Le contexte politique et la remontée des taux obligataires multiplient les incertitudes sur le maintien de la reprise.
- Les banques se montrent toujours ouvertes, mais redoublent de vigilance quant au profil des emprunteurs.
- Les meilleurs dossiers peuvent encore obtenir des taux inférieurs à 3 % sur 20 ans, grâce à des décotes ciblées.
Un été dynamique, porté par la reprise des crédits
Le marché du crédit immobilier a prolongé son redressement au mois de juillet : la Banque de France recense 13,1 milliards d’euros de prêts à l’habitat octroyés hors renégociations, contre 12,9 milliards un mois plus tôt. Ce rebond s’inscrit dans le prolongement de la dynamique initiée au printemps, dans un environnement où les taux d’intérêt avaient retrouvé des niveaux attractifs pour les emprunteurs.
Le taux d’intérêt moyen sur les nouveaux crédits se stabilise à 3,09 % en juillet, après 3,10 % en juin et 3,11 % en mai. Cette accalmie a soutenu le retour des candidats à l’accession, encouragés par de meilleures conditions de financement et une concurrence vive entre les établissements bancaires.
Un retournement de tendance sur les taux ?
La parenthèse de détente semble toutefois toucher à sa fin. La chute du gouvernement en place et le vote de confiance imminent ont entraîné une envolée du taux de l’OAT à 10 ans (taux d’emprunt d’État utilisé comme référence par les banques). Passé de 3,2 % début été à plus de 3,6 % début septembre, le rendement s’est légèrement replié autour de 3,4 %, mais ces mouvements se font déjà sentir dans les grilles tarifaires bancaires.
Selon les baromètres spécialisés, le taux moyen sur 20 ans atteint aujourd’hui 3,22 %. Cette hausse, pour l’instant modérée, est susceptible de se poursuivre dans les mois qui viennent, d’autant que la Banque centrale européenne a marqué une pause dans l’assouplissement de sa politique monétaire.
Quelles perspectives pour les emprunteurs ?
Face à ce contexte de regain de tension, les experts anticipent une stabilisation, voire une légère hausse des taux d’ici la fin d’année. Les projections tablent sur un atterrissage des crédits immobiliers entre 3,25 et 3,5 % à moyen terme : un seuil qui risque de freiner certains projets et de fragiliser le redémarrage constaté ces derniers mois.
Pour autant, les banques restent désireuses d’accompagner la reprise. Les critères d’octroi, assouplis depuis 2023, permettent toujours d’accéder au financement : les profils solides continuent de bénéficier de décotes et, dans certains cas, d’un taux sous la barre des 3% pour des emprunts sur 20 ans. Une vigilance accrue s’impose cependant : les candidats les moins solides pourraient voir leurs démarches se complexifier, alors que les établissements renforceront leur sélectivité à mesure que la conjoncture se tend.
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