Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
6 septembre 2025 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
L’année 2025 marque un nouveau tournant sur le marché du crédit immobilier : jamais les Français ne se sont engagés sur d’aussi longues durées pour financer leur logement. Alors que les prix restent soutenus et que les taux d’intérêt oscillent autour de 3,16 % sur 25 ans, nombre de ménages optent pour des prêts très longs afin de concrétiser leur projet.
L’essentiel à retenir
- La durée moyenne des prêts immobiliers atteint un record de près de 22 ans en 2025, une tendance qui s'amplifie.
- Cette situation s'explique par la hausse des prix de l'immobilier et la remontée des taux, forçant les ménages à allonger la durée pour conserver une mensualité supportable.
- Près de 69 % des nouveaux crédits sont désormais contractés sur des durées supérieures à 20 ans.
- Le faible écart de taux entre les prêts courts (3,01 % sur 15 ans) et longs (3,16 % sur 25 ans) incite les emprunteurs à opter pour des durées plus longues.
- Allonger la durée est devenu la principale variable d’ajustement pour maintenir l’accès à la propriété, malgré un coût total du crédit plus élevé.
Emprunter longtemps, la nouvelle norme
Selon les données de l’Observatoire Crédit Logement-CSA publiées en septembre, la durée moyenne des prêts atteint désormais un record historique : près de 22 ans – aussi bien pour l’achat dans le neuf (263 mois) que dans l’ancien (262 mois). Cette tendance, déjà observée depuis plusieurs trimestres, s’amplifie : en août, 69 % des nouveaux crédits immobiliers sont contractés sur des durées supérieures à 20 ans – une proportion inédite pour le marché français.
Pourquoi des durées aussi longues ?
Cette dynamique s’explique principalement par la hausse des prix de l’immobilier qui continue de limiter la capacité d’achat, notamment pour les primo-accédants ou les ménages modestes.
En allongeant la durée du prêt, les banques permettent à leurs clients de conserver une mensualité supportable malgré la remontée des taux et le maintien de prix élevés. L’annuité moyenne pour un crédit de 100 000 € reste d’ailleurs stable depuis le début du printemps, signe de l’ajustement progressif des offres bancaires.
Taux d’emprunt : peu d’écart entre les durées
Si les taux restent plus avantageux pour les durées courtes, le différentiel reste limité : en août 2025, le taux moyen s’établit à 3,01 % sur 15 ans, 3,08 % sur 20 ans, et 3,16 % sur 25 ans. Ce faible écart incite à rallonger la durée pour améliorer le pouvoir d’achat immobilier, même si cela se traduit par un coût total du crédit plus élevé sur la durée.
Le crédit longue durée domine
La structure des nouveaux prêts le confirme : moins de 14 % des crédits sont accordés sur 15 ans ou moins, alors que près de 68 % s’étalent désormais sur 25 ans (contre 46 % seulement en 2019). Les crédits de plus de 25 ans restent marginaux (0,6 % des dossiers en août).
Quel impact sur le marché immobilier ?
Si la formule semble efficace pour soutenir la demande et fluidifier l’accès à la propriété, elle interroge sur la soutenabilité de la dette des ménages. Dans une conjoncture où les taux pourraient repartir à la hausse, allonger la durée reste la variable d’ajustement alors que les prix résistent, même en période d’incertitude économique.