Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
25 septembre 2025 .
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Depuis 2023, les résidences principales sont exonérées de taxe d’habitation. Néanmoins, lorsque les biens sont occupés de manière temporaire, ils continuent d’être soumis à cet impôt. Et le montant de ce dernier peut être particulièrement élevé selon les localités. En effet, les collectivités (communes, intercommunalités, etc.) sont autorisées à le majorer en fonction de leurs objectifs. Les hausses appliquées pénalisent certains propriétaires.
- Le maintien de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires vise à réduire leur prolifération et encourager les propriétaires à louer leurs biens situés dans les zones tendues.
- 3 690 communes sont autorisées à appliquer une majoration comprise entre 5 % et 60 %, ce qui pénalise certains propriétaires.
Freiner la multiplication des résidences secondaires
La prolifération des résidences secondaires dans l’Hexagone a contribué à exacerber la crise de l’immobilier, notamment dans les zones particulièrement tendues. Dans le but de contenir leur nombre, le gouvernement a décidé de maintenir la taxe d’habitation pour cette catégorie de biens.
Cette mesure vise également à encourager leur mise sur le marché locatif afin d’apporter une solution à la pénurie de logements. Bon nombre d’entre eux restent en effet inoccupés pendant plusieurs mois par an.
ImportantDepuis 2017, les collectivités locales peuvent majorer le taux de la taxe d’habitation (de 5 % à 60 %) pour atteindre leurs objectifs fiscaux et de logement, comme elles le font avec la taxe foncière.
Il faut savoir que ces impôts assurent des sources de revenus importants pour les administrations territoriales. Certaines communes touristiques ont également décidé d’interdire la construction de biens immobiliers qui serviront par la suite de résidences secondaires.
Une mesure qui pénalise certains propriétaires
La possibilité de majorer la taxe d’habitation des résidences secondaires est aussi mise à profit par les communes pour compenser le déficit causé par la disparition de celle des logements principaux. Sur les 3 690 collectivités autorisées à l’appliquer, seules 1 628 d’entre elles ont décidé de franchir le pas.
De nombreux propriétaires remettent toutefois en question les modalités de cette surtaxe. En effet, d’après les chiffres de l’Insee, tous les biens utilisés en tant que résidence secondaire n’appartiennent pas à des personnes aisées. La plupart des logements de cette catégorie font partie d’héritages familiaux ou sont des pied-à-terre modestes.
Leurs propriétaires n’ont pas toujours les moyens financiers pour s’acquitter d’une taxe élevée. Or, certaines communes appliquent le taux maximal permis par le Code général des impôts, soit une majoration de 60 %.
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