Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
12 septembre 2025 .
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Après plusieurs mois de calme, les taux des crédits immobiliers montrent de nouveau des signes de hausse. Entre l’arrêt des baisses de la BCE et l’incertitude liée à la note de la France, le mouvement s’installe. Reste à savoir jusqu’où il pourra aller.
L’essentiel à retenir
- Les taux immobiliers augmentent légèrement en septembre, entre +0,10 et +0,25 point selon les durées.
- La BCE a maintenu ses taux directeurs stables, ce qui met fin à la dynamique de baisse observée en 2023-2024.
- Le rendement des OAT 10 ans grimpe, alourdissement qui se répercute sur les banques.
- Une éventuelle décision de Fitch de dégrader la note de la France pourrait accentuer la tendance.
- Malgré ces pressions, la concurrence bancaire limite l’ampleur des hausses attendues.
Un cycle de baisse désormais clos
Après avoir reculé de plus d’un point en un an, sous l’effet des multiples assouplissements de la BCE, les taux immobiliers se stabilisaient depuis plusieurs mois.
Cette pause vient de prendre fin : en septembre, les barèmes remontent autour de 3,05% sur 15 ans, 3,25% sur 20 ans et 3,45% sur 25 ans. Avec la stabilisation des taux directeurs de la BCE et une inflation revenue à l’objectif, rien ne laisse présager de nouvelles baisses à court terme.
Le rôle clé des marchés obligataires
Au-delà des décisions monétaires, c’est surtout le rendement des obligations d’État françaises (OAT 10 ans) qui influence la trajectoire des prêts. De 3,2% en début d’année, il a atteint 3,45% en septembre, avec un pic à 3,6% fin août, alimenté par des tensions politiques et une situation budgétaire dégradée.
Chaque hausse renchérit le financement des banques, qui ajustent leurs offres de crédit immobilier en conséquence.
Fitch, arbitre décisif
Les observateurs sont unanimes : une éventuelle dégradation de la note souveraine française par Fitch serait un déclencheur pour les taux. Une baisse de la notation obligerait certains investisseurs institutionnels à réduire leur exposition aux obligations françaises, entraînant une augmentation mécanique du rendement des OAT. Dans ce cas, les banques répercuteraient ce surcoût sur les crédits immobiliers proposés aux particuliers.
Des marges de hausse limitées
Pour autant, l’accélération reste encadrée. Plusieurs experts notent que la concurrence bancaire joue un rôle d’amortisseur. Certaines établissements ayant déjà atteint leurs objectifs de production pour 2025, la relance commerciale prévue fin d’année pourrait atténuer la progression des taux.
Les projections actuelles évoquent une stabilisation entre 3,25% et 3,5% d’ici fin 2025, sur les maturités de 20 à 25 ans. Un niveau qui, malgré un léger resserrement, demeure inférieur aux pics de 2023.
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