Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
8 octobre 2025 .
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3 min
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L'essentiel à retenir
- En période d’incertitude, il est fortement recommandé de « sécuriser son taux de crédit immobilier au plus vite ».
- Le vrai danger pour les acheteurs n'est pas la variation marginale du coût, mais le risque de « perdre leur financement ».
- Il serait une « erreur » pour les ménages de mettre leurs projets d’achat immobilier à l’arrêt dans ce contexte.
- Les banques continuent à prêter et les taux demeurent raisonnables et plus avantageux qu’il y a un an. Il est donc conseillé de profiter de la période actuelle pour devenir propriétaire.
La crise politique entraîne un choc financier immédiat
L’annonce de la démission surprise du Premier ministre Sébastien Lecornu, intervenue le 6 octobre, a provoqué un mouvement notable sur les marchés obligataires. Cette nouvelle a fait bondir le taux de l’OAT (obligation assimilable du Trésor) à 10 ans, lequel a dépassé les 3,61 %. Ce niveau n'avait pas été observé depuis le mois de mars.
Ce taux, qui correspond au rendement exigé par les investisseurs internationaux pour prêter à la France, s'élevait à 3,57 % en début d’après-midi le jour de l'annonce, et était encore à 3,51 % le vendredi soir précédent.
L’instabilité politique génère une « pression haussière sur les taux » d’emprunt français. Cette pression pourrait être accentuée si le Président de la République était contraint d’annoncer une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale, en raison de l’incapacité à trouver un compromis entre les forces politiques.
Conséquences sur le barème des crédits immobiliers
La hausse du taux de l’OAT à 10 ans est un indicateur essentiel, car elle renchérit le coût auquel les banques se financent sur les marchés obligataires. Pour maintenir leurs marges, les établissements bancaires répercutent ce coût sur les taux d’intérêt qu’elles appliquent aux prêts qu’elles accordent à leurs clients.
En considérant le contexte d'instabilité politique durable, certains scénarios anticipent de nouvelles hausses des taux d’ici à la fin de l’année. Ces augmentations sont néanmoins jugées comme « très modérées ».
Selon ces projections, le taux moyen des crédits immobiliers contractés sur 20 ans pourrait atteindre 3,50 % en décembre, contre un niveau observé de 3,30 % en ce début d'octobre. Ce palier de 3,50 % est également le niveau de référence envisagé, bien qu'il puisse être projeté for la fin de l'année 2025.
Même si les taux devaient remonter à 3,5 % sur 20 ans, le marché ne devrait pas se « gripper ». L'impact financier pour l'emprunteur reste limité : alors qu'un emprunt de 200 000 euros sur 20 ans à 3,30 % coûte 1 139 euros par mois, un taux de 3,50 % porte la mensualité à 1 160 euros, soit une augmentation de seulement 21 euros.
La stratégie recommandée aux acheteurs
Malgré l’instabilité politique qui peut provoquer un « léger sursaut des taux souverains français », les observateurs nuancent ces mouvements. Il est souligné que les marchés obligataires ont généralement tendance à réagir « à chaud » avant de se stabiliser. Ainsi, l'augmentation du coût des emprunts français devrait « rester limitée », à moins que la crise politique ne s’installe durablement.
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