Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
28 octobre 2025 .
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Le Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026, récemment dévoilé par le nouveau gouvernement Lecornu, a porté un coup dur au domaine de l’investissement immobilier locatif particulier. Outre la pression fiscale qui alourdit les charges des propriétaires, le retrait de la création d’un statut du bailleur privé du texte du PLF risque de réduire encore plus l’attractivité de la pierre.
- Le nouveau gouvernement a supprimé la création d’un statut spécifique pour les bailleurs privé du texte du Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026.
- Ce retrait, ajouté à la fiscalité lourde appliquée à l’investissement locatif, risque d’accentuer la crise déjà présente dans ce secteur.
Les propriétaires mis à terre par la pression fiscale
L’Union nationale des propriétaires (UNPI) avait déjà attiré l’attention des autorités compétentes sur la lourdeur croissante de la fiscalité dans le domaine de l’investissement locatif . Les chiffres parlent d’eux-mêmes puisqu’en une décennie, la taxe foncière a progressé de manière cumulée de 32,9 %. De plus, les propriétaires estiment les modalités d’imposition des revenus locatifs « décourageantes et injustes ».
Les professionnels du secteur pointent du doigt le déséquilibre évident en comparaison avec la fiscalité des placements financiers et des gains du capital (assurance-vie, bourse, cryptomonnaies, etc.). L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) appliqué actuellement est également décrit comme étant particulièrement abusif.
Le statut de bailleur locatif retiré du PLF
La création d’un statut du bailleur privé, réclamée depuis plus de dix ans par les acteurs de l’immobilier, figurait parmi les promesses du précédent gouvernement. Mais elle n’a pas été retenue dans le nouveau texte du PLF 2026. La mesure devait instaurer un avantage fiscal dans le locatif résidentiel, notamment pour les locations nues. Dans le détail, elle devait faire bénéficier les propriétaires de la possibilité d’amortir la valeur de leur bien sur une durée de 20 ans. Le mécanisme aurait consisté en une déduction annuelle (5 % pour le neuf et 4 % pour l’ancien) de la valeur du logement des gains financiers rapportés par les loyers, les charges récupérables et les revenus accessoires.
Le locatif perd de son attractivité
Outre le marché en berne depuis deux ans, la lourde fiscalité qui frappe les particuliers bailleurs a contribué à un recul notable de l’investissement locatif, accentuant le déséquilibre entre l’offre et la demande dans le secteur. Dans l’immobilier ancien, les acquisitions ont diminué d’environ un tiers entre 2022 et 2023. Des propriétaires ont préféré céder leurs biens plutôt que de subir une baisse de rentabilité.
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