Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
10 novembre 2025 .
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Le succès des locations meublées pénalise à la fois les propriétaires les logements proposés vides et les ménages aux revenus bas. Dans l’objectif de rétablir l’équilibre sur le marché et le parc locatif, les députés de la commission des finances de l’Assemblée nationale ont avalisé deux amendements sur la fiscalité de l’immobilier de rendement apportés au budget 2026.
- La croissance exponentielle des locations meublées a affecté le secteur du locatif, au détriment des logements proposés nus et des ménages à faibles revenus.
- Lors de l’étude du budget 2026 à l’Assemblée nationale, deux mesures rectificatives relatives à la fiscalité.
- Elles visent à corriger le déséquilibre sur le marché du locatif résidentiel, ont été adoptées.
Le décalage est notable entre les marchés de la location nue et du meublé
L’avènement d’AirBnB et des plateformes similaires a contribué à la multiplication exponentielle, et au succès, de la location meublée (de vacances, surtout). En plus de sa rentabilité importante, cette activité a profité d’un cadre fiscal plus clément. De nombreux propriétaires, attirés par les revenus locatifs élevés, se sont tournés vers cette solution au détriment du système traditionnel et des biens proposés nus.
Le phénomène a toutefois eu un effet pervers, en entrainant une baisse notable des habitations non équipées sur le marché et une augmentation des loyers . De plus, d’un point de vue juridique, les locations vides avec un bail classique de 36 mois sont plus sécurisants pour les ménages à faibles revenus. L’insuffisance d’offres pénalise cette catégorie de la population, tout en accentuant la crise du logement.
Deux amendements au budget 2026 pour rétablir l’équilibre
Afin de permettre à la location nue de se relever et de freiner la multiplication des meublés, la commission des finances de l’Assemblée nationale a approuvé deux dispositions phares lors de l’étude du budget 2026.
Important La première mesure vise à encourager le retour des logements vides sur le marché du locatif. Elle concerne l’abattement forfaitaire du régime micro-foncier qui s’applique aux locations de ce type de biens.
Si l’amendement passe les autres étapes de son adoption, le taux sera rehaussé à 50 % (contre 30 % actuellement). Il sera alors similaire à celui du régime micro-BIC dans le meublé.
Important La deuxième mesure va toucher les bailleurs d’habitations équipées non professionnels de plein fouet. Elle prévoit de supprimer la déductibilité des amortissements qui leur permettait de réduire artificiellement les revenus imposables.
Si elle passe, elle risque de décourager l’investissement locatif global, notamment dans les petites surfaces ou les zones touristiques.
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La rédaction Meilleurtaux
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