Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
8 mars 2026 .
Temps de lecture :
3 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux moyens des crédits immobiliers ont continué de remonter en février, avec des variations selon la durée. Les banques peuvent toutefois ajuster leurs offres sur certains profils à l’approche du printemps.
- En février, le taux moyen tous crédits immobiliers confondus atteint 3,25% (contre 3,06% en août 2025).
- Les moyennes ressortent à 3,11% sur 15 ans, 3,25% sur 20 ans et 3,32% sur 25 ans.
- L’Observatoire estime que « La tendance haussière semble donc solide ».
- Vousfinancer évoque un possible effet des tensions au Moyen-Orient via les taux d’emprunt d’État.
- Des baisses « commerciales… sélectives » peuvent viser certains profils au printemps.
Le taux moyen des crédits immobiliers, toutes durées confondues, s’établit à 3,25% en février, d’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA publié ce jeudi. En août 2025, il ressortait à 3,06%.
Quels taux moyens selon la durée du prêt en février ?
L’Observatoire détaille les niveaux observés en fonction de la maturité du crédit :
- 15 ans : 3,11% (contre 3,09% en décembre) ;
- 20 ans : 3,25% (contre 3,17% en décembre) ;
- 25 ans : 3,32% (contre 3,25% en décembre).
Ce qui pousse les barèmes à la hausse
Pour les auteurs de l’étude, « La tendance haussière semble donc solide ». Ils indiquent que, malgré l’objectif de ne pas freiner l’essor du marché du crédit immobilier, les établissements « réajustent leurs barèmes pour répondre à la dégradation de leur environnement », dans un contexte de « tensions politico-économiques et financières » renforcées depuis une semaine par la guerre en Iran.
Et si les tensions géopolitiques faisaient encore bouger les taux ?
De son côté, le courtier Vousfinancer estime que « La reprise des tensions au Moyen-Orient pourrait entraîner un regain d'aversion au risque des marchés financiers et, par ricochet, une hausse des taux d'emprunt d'État en France ». Or ces taux d’emprunt d’État servent de repère aux banques pour calibrer leurs conditions de crédit, ce qui pourrait se répercuter sur les taux immobiliers.
Banques : des gestes commerciaux, mais ciblés
À court terme, l’Observatoire note néanmoins « un effort « commercial... sélectif » de certaines banques peut s'observer avec le retour du printemps et le renouveau saisonnier de la demande ».
Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer, explique que certaines enseignes cherchent à « accélérer leur développement commercial et augmenter leur production de crédits à un moment de l'année durant lequel il y a de nombreuses transactions immobilières. Cette période clé pour elles les incite à baisser leurs taux pour rester attractives ».
Ces offres peuvent viser notamment les primo-accédants, les moins de 35 ans, ou encore les achats de logements à rénover, à l’inverse de biens économes en énergie.
Exemples d’offres à taux zéro mises en avant
Le Crédit Agricole Ile-de-France propose par exemple un prêt immo durable à 0% pouvant aller jusqu’à 20 000 euros, réservé à l’achat d’un logement classé A, B ou C au DPE, ou à un bien neuf à construire (ou en cours de construction) labellisé RT 2012 ou RE2020. Point à prendre en compte : 500 euros de frais de dossier.
D’autres dispositifs, comme le Prêt Primo Jeune des Caisses d'Epargne ou le PTZ Jeunes du Crédit Coopératif, permettent également d’emprunter 20 000 euros à taux zéro, cette fois sans frais de dossier.
Écrit par
La rédaction Meilleurtaux