Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
12 juin 2026 .
Temps de lecture :
3 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Le 11 juin, la Banque centrale européenne (BCE) a tranché en relevant ses taux directeurs de 0,25 point. Cette décision, la première depuis septembre 2023, intervient dans un contexte où l’inflation en zone euro est repartie à la hausse, atteignant 3,2 % en mai contre 1,7 % en janvier, notamment sous la pression des prix des matières premières.
Pour les ménages préparant un achat immobilier, une question s’impose : faut-il s’attendre à une hausse immédiate des taux de crédit ?
L’essentiel à retenir
- Les taux immobiliers ne devraient pas augmenter sensiblement d’ici fin juillet.
- Les barèmes restent stables en juin avec de belles opportunités autour de 3 % sur 20 ans pour les profils solides.
- La période actuelle est propice à la conclusion de projets immobiliers avant un possible durcissement à la rentrée.
Pourquoi les taux immobiliers ne suivent pas mécaniquement la BCE
Bonne nouvelle pour les emprunteurs : l’impact de cette hausse ne devrait pas être automatique ni immédiat sur les barèmes bancaires. Comme l’explique Guillaume Fourt, directeur des partenariats chez Meilleurtaux, ce mouvement était « largement anticipé par les banques » et ne devrait donc pas entraîner d’augmentation sensible des taux au moins jusqu’à la fin juillet.
Le véritable indicateur à surveiller n’est pas tant la BCE que l’OAT 10 ans (le taux d’emprunt de l’État français). C’est cette « boussole » qui guide réellement les banques pour fixer leurs conditions de refinancement. Si l’OAT reste stable, les taux immobiliers peuvent le rester également, malgré les annonces de Francfort.
Un mois de juin propice à la conquête de clients
Malgré le resserrement monétaire, les banques conservent une volonté forte de prêter. Après des années 2023 et 2024 en demi-teinte, les établissements bancaires cherchent à « faire le plein de clients » avant la trêve estivale.
L’analyse de Meilleurtaux :
- Les barèmes restent globalement stables en juin.
- On observe encore de très belles opportunités, avec des taux proches de 3 % sur 20 ans pour les dossiers solides.
- La concurrence entre les établissements continue de créer des écarts, ce qui laisse une marge de manœuvre pour la négociation.
Le conseil de Meilleurtaux : finalisez vos projets avant l’été
Si vous avez un projet immobilier concret, la période actuelle reste pertinente pour conclure. « Ce ne sont pas quelques dixièmes de points qui doivent remettre en cause un projet de vie », souligne Guillaume Fourt. Cependant, la vigilance est de mise pour la seconde partie de l’année.
Le risque se situe principalement à la rentrée de septembre. Plusieurs facteurs pourraient alors durcir les conditions d’accès au crédit :
- Un essoufflement possible de l’effort commercial des banques après l’été.
- L’éventualité d’une seconde hausse des taux de la BCE en septembre.
- Le retour de tensions sur le taux d’usure, qui pourrait de nouveau pénaliser les profils les plus fragiles ou ceux proches de la limite d’endettement de 35 %.
En conclusion : Le marché reste ouvert et attractif en ce mois de juin. Préparez minutieusement votre dossier et comparez les offres dès maintenant pour profiter des politiques de conquête actuelles des banques avant un possible durcissement au second semestre.
Écrit par
La rédaction Meilleurtaux