Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
6 juin 2026 .
Temps de lecture :
3 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Au 1er trimestre 2026, les Notaires du Grand Paris constatent un recul des ventes en Île-de-France. La baisse est marquée à Paris, tandis que la grande couronne résiste, portée par les maisons.
- Au 1er trimestre 2026, les ventes de logements anciens reculent de 3% en Île-de-France.
- À Paris, les transactions chutent de 13% sur un an.
- La grande couronne progresse de 2%, tirée par les maisons anciennes (+4%).
- Prix moyen à Paris : 9 600 €/m² ; autour de 2 800 à 2 900 €/m² dans plusieurs départements de grande couronne.
- Les notaires évoquent un marché « en dents de scie », dépendant notamment des taux et du contexte géopolitique.
En Île-de-France, l’activité immobilière dans l’ancien se redresse par endroits, mais les écarts entre territoires restent nets. D’après les Notaires du Grand Paris, les ventes de logements anciens ont reculé de 3% sur un an en Île-de-France au 1er trimestre 2026.
Paris et grande couronne : un fossé dans les transactions
La capitale décroche sur la période : le nombre de transactions s'est effondré de 13% sur un an. À l’opposé, les départements de grande couronne affichent une progression de 2% des ventes, principalement grâce aux maisons anciennes (+4%).
Pour les Notaires du Grand Paris, une partie de l’écart s’explique par un effet de base : début 2025, des acheteurs avaient accéléré leur signature à Paris pour anticiper une hausse des droits de mutation. Au-delà de ce facteur, les données traduisent aussi un arbitrage persistant des ménages franciliens en faveur des zones périphériques.
Des niveaux de prix qui continuent de peser à Paris
Le marché parisien reste contraint par des valeurs élevées, des prix qui demeurent hors de portée pour de nombreux acheteurs. Au 1er trimestre 2026, le prix moyen des appartements anciens atteint encore 9 600 € le mètre carré dans la capitale.
En grande couronne, les repères sont bien plus bas : autour de 2 800 € le mètre carré en Seine-et-Marne ou en Essonne, et 2 900 € dans le Val-d’Oise.
À l’intérieur de Paris, les écarts demeurent importants : les prix oscillent entre 7 530 € le mètre carré dans le 19e arrondissement et plus de 14 000 € dans le 6e.
Pourquoi les maisons tirent la grande couronne
La demande reste soutenue pour les biens offrant davantage de surface et un extérieur. Cette dynamique est surtout visible en grande couronne, où les ventes de maisons anciennes progressent de 4% sur un an.
À l’échelle régionale, la tendance est plus contrastée : les maisons augmentent de 2% quand les appartements reculent de 5%.
Un marché porté par les résidences principales, sous surveillance
Les Notaires du Grand Paris indiquent que l’activité repose principalement sur des achats en résidence principale, dans un contexte où les investisseurs locatifs restent peu présents.
Malgré la meilleure tenue de la grande couronne, la prudence demeure : les prix stagnent globalement et les perspectives économiques incertaines pourraient encore freiner les acheteurs dans les prochains mois. Les notaires décrivent un marché « en dents de scie », sensible aux tensions géopolitiques et à l’évolution des taux d’intérêt.
Écrit par
La rédaction Meilleurtaux