Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
3 juin 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Après plusieurs mois de remontée graduelle, les baromètres de courtiers indiquent une pause en juin. Les banques restent actives sur certains profils, mais l’accès au crédit demeure sélectif.
- En juin, les baromètres Eloa, Meilleurtaux décrivent une phase de stabilité prudente des taux.
- Taux moyens Meilleurtaux : 3,25% (15 ans), 3,39% (20 ans), 3,44% (25 ans).
- Les banques restent offensives sur certains profils, avec des offres commerciales ponctuelles.
- L’accès demeure sélectif : apport moyen proche de 79 000 euros (Eloa), 54 000 euros pour les primo-accédants.
- La réunion de la BCE mi-juin et les marchés obligataires restent les principaux points de surveillance.
Le crédit immobilier semble marquer une pause. Après la hausse progressive observée depuis le début de l’année, les banques optent désormais pour une stratégie de stabilité prudente en juin, d’après les baromètres publiés par Eloa et Meilleurtaux.
Où se situent les taux sur 15, 20 et 25 ans ?
Selon Meilleurtaux, les moyennes de juin ressortent à 3,25% sur 15 ans, 3,39% sur 20 ans et 3,44% sur 25 ans. Des niveaux proches de ceux du mois précédent.
Repères : taux moyens début juin
- Sur 15 ans : 3,25%.
- Sur 20 ans : 3,39%.
- Sur 25 ans : 3,44%.
Taux moyens constatés par les réseaux de courtage, sur la base des barèmes fournis par les banques. Ils ne tiennent pas compte du coût de l’assurance emprunteur.
Une baisse franche des taux s’éloigne
Pour les candidats à l’emprunt, le message principal est le suivant : le scénario d'une forte baisse des taux semble désormais s'éloigner. « Les futurs emprunteurs ne doivent pas attendre une chute massive des taux », prévient Ludovic Laborde, cofondateur d’Eloa.
Banques : concurrence renforcée sur les bons dossiers
Malgré la stabilisation des barèmes, l’activité apparaît plus soutenue qu’en 2023 ou 2024. Meilleurtaux évalue la progression de la production de crédits immobiliers à environ 10% sur un an en ce début d’année.
Dans le même temps, les établissements se disputent toujours les profils considérés comme les plus solides : primo-accédants, jeunes actifs, ménages disposant d’épargne ou hauts revenus.
Meilleurtaux indique aussi qu’il peut arriver qu’une partie du financement bénéficie de conditions plus avantageuses via des opérations promotionnelles proposées par des banques mutualistes.
Apport, durée, coût : des critères d’accès qui restent serrés
La hausse des volumes ne signifie pas un assouplissement général des exigences. Chez Eloa, l'apport moyen atteint désormais près de 79 000 euros pour un dossier immobilier, avec un capital emprunté moyen de 264 141 euros sur près de 23 ans.
Les primo-accédants demeurent, eux, sous contrainte : leur apport moyen plafonne à un peu plus de 54 000 euros. Les durées continuent par ailleurs de s’étirer pour rester dans la limite des 35% d’endettement.
BCE : le prochain rendez-vous qui peut compter
La trajectoire des taux dépendra notamment des marchés obligataires et des décisions de la Banque centrale européenne. Les courtiers ont en ligne de mire la réunion de la BCE programmée mi-juin, alors que certains responsables évoquent un possible durcissement monétaire sur fond de tensions inflationnistes.
À ce stade, les professionnels n’anticipent pas de mouvement abrupt dans les prochaines semaines. « Aucune hausse massive des taux, ni forte baisse, n'est à attendre jusqu'à la rentrée de septembre », estime Guillaume Fourt, directeur des partenariats bancaires chez Meilleurtaux. Dans ce contexte, comparer les propositions reste déterminant : selon les établissements, les écarts peuvent encore peser plusieurs dizaines de milliers d’euros sur le coût total d’un crédit.
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La rédaction Meilleurtaux