Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
1 juin 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
En Île-de-France, la reprise des ventes dans l’ancien reste modérée. Les notaires du Grand Paris décrivent un marché fragile, freiné par l’absence d’investisseurs et par les incertitudes sur l’inflation et les taux.
- 29 130 ventes de logements anciens en Île-de-France au T1 2026 (-3% sur un an).
- Le T1 2025 avait été soutenu par l’anticipation d’une hausse des droits de mutation.
- Les volumes restent 11% sous le niveau de 2023; les appartements reculent de 5% sur un an.
- Les prix progressent de +0,6% sur un an (+1% pour les appartements; -0,4% pour les maisons).
- Les notaires envisagent un marché ralenti au moins jusqu’en 2027, avec un possible repli des prix au T2 2026.
En ce début 2026, le marché de l’immobilier ancien en Île-de-France montre quelques signes d’amélioration, sans accélération nette. Au premier trimestre 2026, 29 130 ventes de logements anciens ont été enregistrées dans la région, soit une légère baisse de 3% sur un an. Pour les notaires du Grand Paris, cette évolution doit toutefois être nuancée: le premier trimestre 2025 avait été porté par des achats avancés, liés à l’anticipation d’une hausse des droits de mutation dans plusieurs départements franciliens.
Des volumes qui peinent à retrouver leur niveau d’avant
Les indicateurs restent, selon les professionnels, marqués par une reprise lente. Dans leur dossier trimestriel publié ce jeudi, les notaires évoquent un marché « poussif », où « le moindre événement économique ou géopolitique semble capable d'enrayer la dynamique ».
La progression amorcée en 2025 ne suffit pas à combler le retard. Les volumes de transactions demeurent inférieurs de 11% à ceux observés en 2023. À l’échelle régionale, les ventes d’appartements anciens reculent même de 5% sur un an.
Résidence principale en première ligne, investisseurs absents
Autre caractéristique mise en avant: l’activité dépend surtout des ménages qui achètent pour se loger. « L'investissement locatif est absent des transactions », indiquent les notaires. Le marché repose donc essentiellement sur les achats de résidence principale, dans un contexte où les ménages restent prudents face aux incertitudes économiques.
Prix: une hausse limitée, des écarts selon les biens
Côté prix, la tendance demeure contenue. En Île-de-France, les logements anciens n’affichent que +0,6% sur un an. Les appartements augmentent légèrement (+1%), tandis que les maisons restent globalement stables (-0,4%).
Pourquoi les notaires craignent un nouveau coup d’arrêt
Les notaires soulignent aussi la dégradation du contexte international depuis le mois de mars dernier. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, nourrissent les inquiétudes autour d’un possible retour de l’inflation, avec à la clé un risque de remontée des taux d’intérêt.
Dans ce cadre, certains vendeurs préfèrent mettre leur bien sur le marché avant un éventuel nouveau ralentissement. En parallèle, la demande reste prudente, faute de visibilité sur l’évolution économique.
Conséquence: les professionnels anticipent désormais un marché durablement ralenti au moins jusqu'en 2027. Les données issues des avant-contrats suggèrent d’ailleurs une légère baisse possible des prix au deuxième trimestre 2026, aussi bien pour les appartements que pour les maisons.
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La rédaction Meilleurtaux