Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
13 avril 2026 .
Temps de lecture :
3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Alors que le marché immobilier français semblait avoir retrouvé un certain équilibre début 2026, de nouvelles incertitudes apparaissent à l'horizon. Le 42ème baromètre de l'immobilier de Meilleurtaux souligne qu'une poursuite des tensions géopolitiques en Iran pourrait sensiblement dégrader la situation d'ici la fin de l'année, menaçant la stabilité retrouvée des taux de crédit.
L’essentiel à retenir
- Depuis le début de l'opération en Iran, les banques appliquent une hausse des taux lente et maîtrisée.
- Un scénario optimiste prévoit une stabilisation des taux entre 3 % et 3,5 % si le conflit prend fin rapidement.
- Un scénario pessimiste envisage des taux grimpant jusqu'à 4 % en cas de poursuite de la guerre et d'intervention de la BCE.
- L'attitude des banques au second semestre sera déterminante pour le dynamisme du marché.
Une réaction bancaire pour l'instant contenue
Malgré le déclenchement des hostilités en Iran, les établissements bancaires partenaires de Meilleurtaux n'ont pas cédé à la panique. On observe actuellement un glissement lent des taux, les banques choisissant de rogner sur leurs marges pour ne pas casser la dynamique commerciale du printemps.
Aucune d'elles ne veut briser la reprise par de brutales hausses de taux
explique Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux. Cette stratégie permet de maintenir, pour le moment, des conditions d'emprunt acceptables pour les ménages, malgré la pression sur les taux directeurs.
Le scénario d'une stabilisation à 3,5 %
Si le conflit en Iran s'apaise rapidement sans impacter durablement l'inflation ou la croissance économique, le marché pourrait rester sur sa trajectoire actuelle. Dans ce cas de figure, le volume de transactions se situerait entre 900 000 et 1 million de ventes annuelles, avec des taux oscillant dans une fourchette de 3 % à 3,5 %.
Il est toutefois à noter qu'une baisse plus marquée des taux semble exclue, notamment en raison des tensions potentielles liées à l'élection présidentielle française.
Le risque d'un coup d'arrêt au second semestre
Le second scénario, plus inquiétant, repose sur une prolongation du conflit. Une telle situation pourrait contraindre la Banque Centrale Européenne (BCE) à relever ses taux directeurs, par exemple de 25 points de base lors de ses prochaines réunions.
Cette hausse pourrait propulser les taux de crédit immobilier jusqu’à 4 %, provoquant un blocage du marché. L'effet conjugué de la hausse du coût du crédit, de l'incertitude géopolitique refroidissant les acheteurs, et d'un taux d'usure redevenant limitant, pèserait lourdement sur l'activité immobilière en fin d'année.
Bon à savoir
Si les banques réalisent leurs objectifs de production de crédit durant le printemps, elles pourraient être moins enclines à faire des efforts commerciaux au second semestre, surtout si le contexte international reste instable.