Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
20 avril 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les banques multiplient les efforts commerciaux dans un contexte de demande de crédits en baisse. Résultat : la durée des prêts continue de s’allonger, avec une part croissante de crédits très longs.
- 252 mois : durée moyenne des prêts au 1er trimestre, soit +6 mois sur un an.
- 49% des prêts accordés en mars 2026 durent 25 ans ou plus.
- En 2024, cette catégorie avait déjà atteint 51,1%.
- En mars, 81,7% des crédits immobiliers sont conclus sur 20 ans ou plus.
- Selon Michel Mouillart, une partie de la production est « à la limite du respect du seuil d’usure ».
Le printemps s’accompagne souvent d’offres plus offensives des banques, portées par le redémarrage habituel des projets immobiliers. En 2026, l’enjeu est différent : « les banques ont dû faire encore plus, face au repli de la demande de crédits, alors que les ménages freinent leurs projets dans le climat anxiogène actuel », observe l’Observatoire Crédit Logement/CSA (1).
Des durées de prêt qui s’étirent encore au 1er trimestre
Le mouvement le plus marquant concerne la durée des financements. D’après le tableau de bord trimestriel de l’observatoire, la durée moyenne des prêts accordés au premier trimestre est de 252 mois, une augmentation de 6 mois par rapport au 1er trimestre 2025, atteignant « ses niveaux les plus élevés jamais observés ».
Près d’un prêt sur deux signé sur 25 ans ou davantage
La progression des crédits très longs se confirme dans les statistiques mensuelles : 49% des prêts bancaires accordés en mars 2026 ont une durée de 25 ans ou plus. L’observatoire rappelle toutefois avoir déjà constaté une proportion plus élevée : « cette catégorie de prêts représentait 51,1% en 2024 ».
Les crédits de 20 ans et plus gagnent du terrain
Au-delà des prêts sur 25 ans, l’ensemble des durées longues monte également. Depuis 2024, la part des prêts de 20 ans et plus est passée de 27,9% à 32,7% désormais. En mars, 81,7% des crédits immobiliers sont ainsi contractés sur 20 ans ou plus, et la plupart de ces emprunts longs se font sur 25 ans (ou plus). Les prêts courts sont de plus en plus minoritaires.
Pourquoi certains dossiers passent moins bien
Cette évolution s’explique aussi par les contraintes de taux. Un certain nombre de dossiers d’emprunteurs « sont plus difficiles à faire passer », et « une partie de la production est à la limite du respect du seuil d’usure », a souligné le professeur d’Economie Michel Mouillart lors d’une conférence de presse.
Pour mémoire, les taux d’usure sont des plafonds fixés par la banque centrale à partir des taux pratiqués par les banques durant les trois mois précédents. Ils ont pour objectif de limiter le risque de surendettement pour l’emprunteur.
(1) Les chiffres annoncés chaque mois par Crédit Logement, pour certains fruits d’un retraitement sur la base de données partielles, peuvent différer de ceux de la Banque de France qui portent sur l’ensemble du marché.
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La rédaction Meilleurtaux