Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
11 avril 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Début 2026, les taux immobiliers tournent autour de 3% à 3,5% sur 20 ans. Ce niveau, jugé « cher » par certains acheteurs, correspond pourtant davantage à une moyenne de long terme qu’à une dégradation exceptionnelle.
- Début 2026, les taux immobiliers sont proches de 3% à 3,5% sur 20 ans.
- Sur 20 ans, ces niveaux correspondent à une moyenne historique, pas à un record.
- Les taux autour de 1% en 2020-2021 étaient une exception.
- La volatilité a été marquée : 1,1% fin 2022 puis 4,45% fin 2023.
- Malgré des taux redevenus « classiques », les prix élevés freinent toujours l’accès à l’achat.
Après la hausse rapide des taux engagée en 2022, beaucoup de ménages qui envisagent d’acheter ont l’impression qu’un crédit immobilier est devenu « cher ». Avec des offres proches de 3% à 3,5% sur 20 ans en ce début d’année 2026, certains pensent avoir manqué le coche. Mais replacés dans le temps long, ces niveaux ne racontent pas forcément la même histoire.
Sur 20 ans, les taux actuels se situent dans la norme
Dans son observatoire du crédit immobilier publié ce jeudi, le courtier Meilleurtaux rappelle que ces taux s’apparentent à une moyenne historique. Sur les deux dernières décennies, les emprunteurs ont connu des ordres de grandeur comparables, bien au-delà des planchers observés au sortir de la crise sanitaire.
En clair, la période 2020-2021, avec des taux au voisinage de 1%, a davantage relevé de l’exception que de la règle.
Volatilité récente : du plancher à 1,1% au pic à 4,45%
La perception actuelle s’explique aussi par l’amplitude des mouvements récents. « Nous sortons d'une période de volatilité anormale où l'on est passé de taux très bas fin 2022 (taux à 1,1% en moyenne) cumulant les effets de la crise de 2008 et de celle du Covid, à une remontée rapide jusqu'à fin 2023 (taux à 4,45%). Inutile donc d'espérer revoir des taux à 1% ! Les taux actuels sont des taux intéressants qui permettent d'envisager sereinement les projets immobiliers », analyse Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux.
Pourquoi ces taux paraissent-ils élevés ? L’effet « biais d’ancrage »
Les économistes parlent de « biais d’ancrage » : beaucoup comparent spontanément les taux d’aujourd’hui à ceux, très bas, observés récemment. Or cette référence est trompeuse, car elle correspond à une période atypique, marquée par des politiques monétaires ultra-accommodantes.
Dans ces conditions, anticiper un retour durable vers 1% est jugé peu réaliste. Les professionnels invitent plutôt à intégrer une nouvelle grille de lecture : un taux autour de 3% est aujourd'hui considéré comme un bon taux.
Taux « normalisés », mais marché encore contraint
Cette normalisation du coût de l’emprunt ne suffit toutefois pas, à elle seule, à remettre le marché sur un rythme soutenu. En cause : des prix immobiliers restés élevés, qui renforcent l’impression d’un crédit moins accessible.
Autrement dit, le sujet ne se limite pas au niveau des taux : le contraste avec la période où emprunter coûtait presque rien continue de peser sur le ressenti des acheteurs.