Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
29 avril 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
L’Insee a actualisé l’indice de référence des loyers (IRL) du 1er trimestre 2026. Entre avril et juin 2026, il fixe le plafond de révision annuelle applicable en France métropolitaine, sous conditions prévues par la loi et le bail.
- L’IRL est recalculé chaque trimestre et sert de base à la révision annuelle des loyers.
- Au 1er trimestre 2026, l’IRL augmente de 0,78%.
- Entre avril et juin 2026, la révision est plafonnée à 0,78% en France métropolitaine.
- La révision n’est possible que si le bail prévoit une clause et si le propriétaire en fait la demande dans l’année.
- En DPE F ou G, la révision du loyer est interdite.
À la date prévue au contrat — ou, si elle n’est pas indiquée, au jour anniversaire du bail — un loyer peut être réévalué une fois par an. Quand elle est possible, cette révision doit s’appuyer sur l’indice de référence des loyers (IRL), calculé à partir de la moyenne sur 12 mois de l’évolution des prix à la consommation (hors tabac et hors loyers). L’IRL est mis à jour chaque trimestre.
Quel plafond entre avril et juin 2026 ?
L’Insee a publié mercredi la valeur de l’IRL du 1er trimestre 2026, qui progresse de 0,78%. Résultat : en France métropolitaine, les bailleurs peuvent augmenter leur loyer au maximum de 0,78% sur une révision intervenant entre avril et juin 2026. L’indice fait l’objet d’un avis paru ce jeudi au Journal Officiel.
Exemple de calcul avec un loyer à 800 euros
Pour illustrer l’impact, prenons un bail d’habitation signé le 25 avril 2025 avec un loyer mensuel (hors charges) de 800 euros. D’après le simulateur de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL), la révision au taux de 0,78% conduirait à un nouveau loyer de 806,21 euros pour l’année suivante.
La révision dépend du bail et d’une demande du propriétaire
La hausse n’intervient pas automatiquement. D’abord, elle n’est envisageable que si une clause de révision annuelle figure dans le contrat. Ensuite, le bailleur doit agir dans un délai de un an à partir de la date prévue au bail pour demander la révision.
Dans l’exemple précédent, il peut solliciter l’actualisation du loyer jusqu’au 24 avril 2026. Il doit en outre prévenir le locataire par écrit et recalculer le loyer en respectant l’IRL.
Travaux d’amélioration : une majoration possible sous accord
Une augmentation en cours de bail peut aussi être envisagée si le propriétaire finance des travaux d’amélioration. Il peut s’agir, notamment, de l’installation d’un équipement nouveau, d’un niveau de service ou de qualité supérieur, d’une réduction des dépenses d’entretien et d’exploitation, ou d’un renforcement de la sécurité.
Dans ce cas, la majoration doit être convenue entre les deux parties et formalisée par un avenant.
Passoires thermiques : révision interdite en F ou G
À l’inverse, lorsque le logement est classé F ou G au Diagnostic de performance énergétique (DPE), la révision annuelle du loyer est interdite. Le propriétaire ne pourra la pratiquer qu’après des travaux visant à améliorer la performance énergétique du bien.