Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
29 octobre 2025 .
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Réclamé depuis une dizaine d’années par les acteurs et professionnels de l’immobilier, le statut fiscal du bailleur privé ne disparaîtra pas du Budget 2026. Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a en effet assuré que ce dispositif fera l’objet d’un amendement gouvernemental.
- L’intégration du statut fiscal du bailleur au PLF 2026 se fera par le biais d’un amendement du gouvernement, a annoncé le nouveau ministre du Logement.
- Ce dispositif vise la relance de l’investissement locatif en vue de résoudre la crise du logement en France, et s’appliquera aussi bien à l’achat dans le neuf que dans l’ancien.
- La Fnaim redoute néanmoins que cet amendement prévoie une éventuelle baisse du taux d’amortissement fiscal.
Une nécessité pour renflouer l’offre locative
Malmenés par les différentes réglementations actées ces derniers mois et années, les bailleurs privés peinent à tenir la tête hors de l’eau. La situation est telle, que beaucoup ont préféré abandonner leurs activités, faisant chuter l’offre sur le marché locatif. De grands espoirs reposaient sur la création d’un statut fiscal particulier prévue dans le PLF 2026 initial élaboré par François Bayrou et son équipe. Or, celui-ci était absent de la version présentée par Sébastien Lecornu le 14 octobre dernier.
Deux jours plus tard, le nouveau ministre du Logement a annoncé la réintégration du dispositif via un amendement du gouvernement. Si les intéressés ont accueilli la nouvelle avec soulagement, ils ne cachent pas leurs inquiétudes concernant la teneur du texte, redoutant notamment des restrictions.
Pour les rassurer, Vincent Jeanbrun a affirmé que le statut fiscal ne prévoit aucune exclusion, pour une raison évidente : la résolution de la crise du logement nécessite la relance de l’investissement locatif, aussi bien dans le neuf que dans l’ancien.
La Fnaim redoute une baisse du taux d’amortissement
À titre de rappel, l’article introduit dans le PLF 2026 par l’ancienne ministre du Logement Valérie Létard prévoit la déduction annuelle de 5 % de la valeur du bien des revenus locatifs pendant 20 ans pour un investissement dans le neuf, et 4 % pour l’ancien, si l’acquéreur a effectué des travaux de rénovation, dont le coût représente 15 % du prix du bien.
Avec l’annonce de l’amendement gouvernemental, la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) appréhende une baisse du taux d’amortissement fiscal en dessous des 5 % et 4 % prévus au départ. Sur ce point, l’Exécutif n’a encore donné aucune position claire, se contentant de répondre que les discussions sur le sujet sont engagées.
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La rédaction Meilleurtaux
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