Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
31 octobre 2025 .
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Le montant moyen de la taxe foncière due par les propriétaires a grimpé de 37,3 % entre 2014 et 2024, selon le dernier rapport de l’Observatoire de l’UNPI (Union nationale des propriétaires immobiliers). 2025 n’a pas fait exception, puisqu’une nouvelle augmentation de 1,7 % est constatée.
- La taxe foncière a progressé de manière significative (+37,3 %) entre 2014 et 2024.
- Cette forte hausse est liée à l’envolée des coefficients de majoration des valeurs locatives, notamment au cours des 3 dernières années.
- L’UNPI réclame une réforme urgente de la fiscalité locale, déplorant une situation « intenable » pour les propriétaires immobiliers.
Une majoration notable des valeurs locatives
Avec une progression de 8,7 % des loyers au cours des dix dernières années, la taxe foncière a affiché une croissance de 37,3 %. En 2025, un an avant les élections municipales, la majoration est plus modérée, à 1,7 %.
Pour autant, la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales n’a pas allégé les charges des propriétaires immobiliers, affirme le numéro un de l’UNPI, Sylvain Grataloup.
En effet, en quête de ressources financières, les élus municipaux misent sur la hausse légale des valeurs locatives pour compenser les pertes générées par la disparition de la taxe d’habitation. Ainsi, entre 2014 et 2024, les coefficients de revalorisation ont crû de 23,5 %, avec un record inédit en 2023 (+7,1 %). Cette forte hausse a entraîné l’envolée des taxes foncières, à +15,1 % entre 2022 et 2024, sans compter la progression des taux locaux en dix ans (+11,2 %). Cette année encore, si les collectivités ont majoritairement maintenu les niveaux de 2024 pour cet impôt (à 0,04 % près), l’augmentation des valeurs locatives fait grimper la note de 1,7 % pour les contribuables.
Une réforme urgente plébiscitée par l’UNPI
Dénonçant une « situation intenable pour les propriétaires immobiliers », l’UNPI réclame une réforme urgente de la fiscalité locale en général, et de la taxe foncière en particulier.
ImportantL’association propose ainsi son remplacement par une contribution locale des usagers des collectivités, payable par tous les habitants de la commune, y compris les locataires.
Le montant serait déterminé en fonction de multiples critères comme les revenus du foyer, le statut de l’occupant, la contribution sociale, etc.
Ses membres suggèrent également la participation des locataires via l’intégration de la taxe foncière dans les charges récupérables par les propriétaires bailleurs. Un autre volet de la réforme propose d’indexer les valeurs locatives sur l’ILH (indice des loyers d’habitation) plutôt que sur l’inflation. Enfin, est préconisé le dégrèvement de cette taxe dans les zones appliquant l’encadrement des loyers, mais aussi en faveur de tout propriétaire ayant effectué des travaux de rénovation énergétique importants.
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