Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
15 octobre 2025 .
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4 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Les acquéreurs respirent : l’apport requis pour l’achat immobilier a enregistré une baisse significative, rendant l’accès à la propriété plus aisé, en particulier pour les primo-accédants.
Une excellente nouvelle se profile pour les aspirants propriétaires : l'exigence d'apport personnel de la part des établissements bancaires a fortement diminué au cours des deux dernières années. Pour l'ensemble des dossiers de financement immobilier, la proportion de l'apport exigé a chuté de 38 % à 28 % du montant total du crédit.
Cette évolution est encore plus marquée pour les personnes effectuant leur premier achat, désignées comme les primo-accédants, pour qui la nécessité d'apport est repassée sous le seuil symbolique des 20 %. Cette détente apporte un peu d’air aux acheteurs, leur permettant potentiellement d'emprunter plus facilement.
L’essentiel à retenir
- Baisse généralisée : Le poids de l'apport dans le budget des ménages, tous profils confondus, est passé de 38 % en 2023 à 28 % actuellement, soit une baisse de 10 points.
- Primo-accédants favorisés : L'apport nécessaire pour les primo-accédants représente désormais 18 % du montant du crédit, repassant ainsi sous la barre des 20 %.
- Montants en recul : Le montant moyen d’apport demandé, tous profils confondus, a diminué de 63 700 € en 2023 à 51 800 € en octobre 2025.
- Disparités régionales : Les Hauts-de-France et le nord de la Nouvelle Aquitaine affichent les apports les plus faibles pour les primo-accédants (respectivement 13 900 € et 14 300 €).
L'évolution chiffrée de l'effort financier exigé
L'apport personnel requis par les banques pour l'obtention d'un prêt immobilier a nettement baissé en deux ans. Cette tendance se traduit par des chiffres concrets : pour l'ensemble des emprunteurs, le montant moyen d’apport est passé de 63 700 € en 2023 à 51 800 € en octobre 2025.
Les primo-accédants bénéficient de la réduction la plus significative : le montant moyen de leur apport est passé de 44 700 € à 28 600 €. Globalement, bien que l'apport pour l'ensemble des emprunteurs demeure relativement élevé à environ 28 % du montant du crédit, cela représente tout de même dix points de moins qu'en 2023 (38 %).
Des écarts importants selon les régions
Le niveau d'apport personnel exigé des primo-accédants varie considérablement d'une région à l'autre sur le territoire français en octobre 2025.
Les zones les plus accessibles pour les primo-accédants
Certaines régions se distinguent par un niveau d’apport particulièrement faible, facilitant l'accès à la propriété pour les nouveaux acheteurs. Les régions où l'apport demandé aux primo-accédants est le plus bas sont :
- Les Hauts-de-France (13 900 €).
- Le nord de la Nouvelle Aquitaine (14 300 €).
- L'Occitanie (23 800 €).
Il est à noter que dans les Hauts-de-France, l'apport moyen des primo-accédants a même chuté de 25 000 € en une seule année.
Les secteurs où l'effort reste le plus élevé
À l'inverse, l’effort financier demeure très important dans les grandes zones métropolitaines et les régions les plus demandées. En octobre 2025, les régions où l'apport des primo-accédants est le plus élevé sont :
- L'Île-de-France (66 800 €).
- Provence-Alpes-Côte d'Azur (56 200 €).
- Rhône-Alpes (41 000 €).
Peut-on encore obtenir un financement sans apport ?
Dans ce contexte d'assouplissement, la question d'un prêt sans apport se pose. Ces financements sont désignés sous le nom de crédits à 110 %. Ils couvrent non seulement l'acquisition du logement, mais également tous les frais annexes, tels que les frais de garantie et les droits de mutation.
Ces prêts étaient très courants lorsque les taux d'intérêt avoisinaient les 1 % et pouvaient représenter environ un tiers des dossiers il y a cinq ans. Ils avaient ensuite presque disparu pendant la crise inflationniste, mais font désormais un léger retour. Cependant, leur part reste marginale, inférieure à 10 % des dossiers. Actuellement, les profils qui parviennent à obtenir un financement à 110 % sont souvent des jeunes actifs ayant des revenus importants ou promis à un bel avenir professionnel, ainsi que des fonctionnaires.
Conseils pour la constitution de l'apport
Si l'apport personnel reste indispensable dans la majorité des cas, il existe plusieurs stratégies pour le constituer. Il n'y a pas de solution miracle, mais quelques actions peuvent être mises en place :
- Épargne proactive : Commencer à mettre de l'argent de côté de façon régulière, au moins six mois avant de déposer la demande de crédit.
- Dons familiaux : Faire appel aux dons familiaux, qui peuvent représenter une source de financement significative.
- Prêts aidés : Vérifier son éligibilité à divers prêts aidés, car ceux-ci peuvent parfois remplacer la nécessité d’un apport personnel.
Il convient toutefois d’être prudent avec certaines méthodes. Le recours aux prêts à la consommation pour financer l'apport peut s'avérer onéreux.
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