Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
31 juillet 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Alors que l'OAT française à 10 ans a dépassé 4% en juillet, les des grilles de taux globalement inchangées. Mais les écarts restent marqués selon les profils et les régions.
- Le taux moyen (toutes durées) est passé de 3,22% au T1 à 3,24% au T2 (Crédit Logement-CSA).
- Fin juillet, les barèmes globalement stables malgré une OAT à 10 ans au-dessus de 4%.
- Les taux moyens début juillet s'établissent autour de 3,28% sur 15 ans et 3,49% sur 25 ans chez les principaux réseaux.
- Les écarts régionaux et selon dossier peuvent atteindre plusieurs dizaines de points de base.
- Plusieurs offres ciblent les primo-accédants, dont des prêts complémentaires à 1,99% (plafond 30 000 euros).
Le crédit immobilier aborde l'été sur un rythme plus calme. D'après l'Observatoire Crédit Logement-CSA, le taux moyen toutes durées confondues est passé de 3,22% au premier trimestre à 3,24% au deuxième trimestre. Depuis, les indicateurs de marché pointent plutôt vers une phase de stabilisation.
Pourquoi l'OAT à 10 ans compte pour les banques ?
Fin juillet, les principaux réseaux de courtage indiquent des barèmes presque inchangés, même si les taux de la dette française ont progressé. L'OAT à 10 ans, qui évoluait autour de 3,6% au début de l'été, a franchi 4% en juillet — un niveau qui retient particulièrement l'attention des établissements bancaires. Dans la construction des grilles de crédit, les banques regardent en effet principalement leur coût de refinancement à long terme, dont l'OAT française à 10 ans constitue l'un des principaux indicateurs.
Dette française : les explications avancées
Cette remontée des rendements obligataires reflète plusieurs facteurs conjoncturels : des tensions inflationnistes liées à l'énergie, et une prime de risque accrue autour de la trajectoire budgétaire et politique française. Le franchissement du seuil symbolique des 4% traduit un financement de la dette française à des conditions moins favorables que par le passé, dans un contexte de doutes sur la soutenabilité budgétaire du pays.
Taux immobiliers : une transmission encore limitée
À ce stade, la hausse sur les obligations d'État n'a pas entraîné de relèvement généralisé des taux de crédit. Tant que les banques restent dans une logique de conquête commerciale, les taux devraient évoluer de manière limitée. En revanche, si l'OAT se maintient durablement autour de 4%, elles pourraient progressivement répercuter cette hausse dans leurs nouveaux barèmes.
Guillaume Fourt, directeur des partenariats bancaires chez Meilleurtaux, met en garde : « Nous sommes en train d'entrer dans le scénario pessimiste que nous décrivions au début du printemps, avec une OAT toujours très élevée - et qui ne baissera pas avec l'incertitude créée par le contexte politique. Résultat, les banques ne pourront plus tenir l'effort sur les taux de crédit consenti depuis le début d'année, alors même que nous sortirons de la saison faste de l'immobilier. Nous n'excluons plus de voir des taux sur 25 ans s'approcher des 4% à la mi-septembre ».
Repères : les taux moyens observés début juillet
Les taux moyens dans les banques début juillet
- Sur 15 ans : 3,28% d'après Meilleurtaux.
- Sur 20 ans : 3,40% d'après Meilleurtaux.
- Sur 25 ans : 3,49% d'après Meilleurtaux.
Taux moyens constatés par les réseaux de courtage, sur la base des barèmes fournis par les banques. Ils ne tiennent pas compte du coût de l'assurance emprunteur.
Profils, régions, offres : des écarts qui persistent
Même si les grilles de taux ne bougent guère, les conditions obtenues par les emprunteurs continuent de varier sensiblement selon la qualité du dossier, mais aussi selon la région de financement. Ces écarts confirment l'importance du profil emprunteur dans l'accès aux meilleures conditions de crédit.
Exemple : le CCF a baissé ses taux de 0,10 point pour un couple dépassant 80 000 euros de revenus annuels. D'autres banques tentent aussi d'attirer de nouveaux clients via des offres spécifiques.
Pour les primo-accédants finançant leur résidence principale, la Caisse d'Épargne Provence Alpes Corse a ramené le taux de son prêt complémentaire Immo+ à 1,99% (contre 2,49% auparavant). Ce financement représente 10% du prêt principal, dans la limite de 30 000 euros, sur une durée possible allant jusqu'à 25 ans.
De son côté, le Crédit Agricole du Morbihan propose le Prêt Booster Mon 1er Toit à 1,99% pour les primo-accédants, là aussi sur 10% du montant emprunté, plafonné à 30 000 euros.