Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
9 janvier 2026 .
Temps de lecture :
3 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Se loger n’a jamais coûté aussi cher. C’est ce qui ressort d’une étude menée dans onze grandes villes françaises par une plateforme spécialisée. Selon cette dernière, le budget moyen consacré au logement ne cesse de s’étirer, alors que les ménages continuent de perdre du pouvoir d’achat. Cette situation s’explique notamment par la tension persistante sur le marché immobilier et la conjoncture économique difficile.
- La hausse des taux de crédit et la tension locative ont réduit le pouvoir d’achat immobilier des Français.
- Les trajectoires de prix restent très contrastées selon les territoires, mais Paris continue de se démarquer par sa cherté.
La capacité financière des ménages évolue selon les localités
La plateforme a axé son étude sur le marché des appartements trois-pièces, lesquels sont privilégiés par la majorité des ménages. En se basant sur les annonces publiées en décembre, cette dernière a constaté une dégradation généralisée du pouvoir d’achat immobilier des Français.
Du côté de l’achat, l’analyse a reposé sur un crédit de vingt-cinq ans avec un taux de 3,20 %, contre 1,45 % cinq ans plus tôt. Cette seule variable pèse lourdement sur les capacités d’emprunt. Pour l’acquisition comme pour la location, les évolutions de prix amplifient ou atténuent l’impact selon les villes.
Entre 3 400 et plus de 9 500 euros mensuels pour devenir propriétaire
ImportantD’après les résultats de l’étude, Nantes reste la métropole la plus accessible pour devenir propriétaire d’un T3, avec un revenu brut mensuel proche de 3 400 euros. Lille se situe juste au-dessus, autour de 4 300 euros, suivie par Bordeaux, dont le seuil s’établit autour des 4 600 euros.
À Lyon, il faut prévoir environ 4 800 euros, la ville affiche une stabilité rare sur cinq ans malgré un net ajustement des prix. Nice grimpe fortement dans le classement, le revenu requis dépasse désormais 5 500 euros. Et Paris se place très loin devant, avec un seuil voisin de 9 600 euros qui reflète un marché toujours hors norme.
Entre 2 600 et plus de 7 000 euros pour être locataire
La location apparaît plus accessible, mais le marché subit une forte pression. À Toulouse, Rennes et Nantes, il est possible de viser un T3 avec un revenu compris entre 2 600 et 2 700 euros. Marseille, Montpellier, Strasbourg et Lille forment un groupe intermédiaire, autour de 2 900 à 3 000 euros.
Bordeaux se positionne légèrement au-dessus, suivie par Lyon avec environ 3 400 euros. Nice confirme son statut de marché tendu, le seuil se rapproche de 3 900 euros. Paris surclasse l’ensemble, avec plus de 7 200 euros (revenu brut) nécessaires pour louer un trois-pièces, soit une progression de plus de 1 200 euros en cinq ans.