Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
28 juin 2025 .
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Dans un contexte économique incertain, les signaux envoyés par les marchés financiers et les institutions bancaires convergent vers une même conclusion : la fenêtre d’opportunité pour emprunter à des conditions avantageuses pourrait bientôt se refermer. Alors que les taux repartent discrètement à la hausse, la prudence est de mise pour les futurs acquéreurs.
Une accalmie des taux qui semble déjà derrière nous
Depuis le pic de décembre 2023, où les crédits immobiliers affichaient un taux autour de 4,20 %, une dynamique de baisse s’était installée, redonnant de l’élan au marché du logement. En mai 2025, la moyenne est redescendue à 3,1 %, contre 3,08 % en avril, marquant toutefois une première remontée après plusieurs mois de recul. Cette légère hausse concerne l’ensemble des segments (neuf, ancien, rénovation) et toutes les durées de prêt.
ImportantCette inflexion n’est pas anodine. Elle reflète les tensions sur les marchés obligataires, avec un taux de l’OAT à 10 ans, indicateur-clé du coût d’emprunt pour l’État, qui a atteint 3,56 % en mars, un record depuis 2011.
Lorsque ce taux grimpe, proposer des financements en dessous devient un exercice périlleux pour les banques, qui risquent en conséquence de prêter à perte.
Une stabilisation incertaine et des écarts selon les profils
Malgré les apparences, les taux ne s’effondrent pas. Ils se maintiennent plutôt autour de seuils proches de 3,2 %, avec de légers ajustements selon les établissements. Par exemple, un grand courtier a observé en mai des taux négociés à :
- 3,04 % sur 15 ans,
- 3,15 % sur 20 ans,
- 3,28 % sur 25 ans.
D’autres confirment cette stabilité, tout en signalant que certaines banques ont légèrement relevé leurs barèmes afin de gérer le sursaut de la demande.
Inversement, quelques enseignes continuent de séduire les meilleurs profils avec des conditions préférentielles. Sur des durées allant jusqu’à 20 ans, des taux inférieurs à 3 % sont encore accordés à certains emprunteurs disposant d’un excellent dossier.
La BCE incite les banques à soutenir le crédit
La Banque centrale européenne a joué un rôle clé dans la relance récente du crédit, avec une huitième baisse consécutive de ses taux en un an, rendue possible par le recul de l’inflation à 1,9 % en zone euro.
Cette politique monétaire favorable incite les banques à rester offensives, en particulier à destination des primo-accédants français, soutenus par un prêt à taux zéro renforcé depuis avril.
Mais cette dynamique pourrait s’essouffler rapidement. Selon Christine Lagarde, présidente de l’institution,
Les marges de manœuvre pour d’autres baisses de taux seraient désormais limitées.
Les professionnels redoutent par ailleurs les effets négatifs de la situation géopolitique et économique internationale, ainsi que l’immobilisme en matière de logement dans l’Hexagone.
Des conditions avantageuses réservées aux profils les plus solides
ImportantSur un marché redevenu sélectif, seuls les candidats les plus solides peuvent espérer obtenir les taux les plus attractifs.
Les établissements financiers ciblent en priorité les jeunes actifs appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures, avec des revenus annuels dépassant les 80 000 euros empruntant en solo ou en couple. Ces profils leur permettent de limiter les risques tout en conservant une activité dynamique.
En revanche, pour les ménages plus modestes, les hausses déjà amorcées pourraient rapidement restreindre l’accès au prêt logement, réduisant les marges de négociation et la capacité d’emprunt. Plus que jamais, le recours à un comparateur de crédit et l’accompagnement d’un spécialiste sont recommandés pour maximiser ses chances de décrocher les fonds nécessaires à la réalisation d'un projet immobilier.
- Les taux immobiliers ont entamé une remontée après plusieurs mois de baisse continue.
- La stabilité observée masque des écarts importants selon le profil des emprunteurs.
- La politique accommodante de la BCE soutient encore l’offre bancaire, mais le contexte reste incertain.
- Seuls les dossiers les plus solides peuvent espérer bénéficier de taux inférieurs à 3 %.
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