Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
11 janvier 2025 .
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L’année 2024 a été marquée par une contraction notable du marché immobilier résidentiel ancien en France. Cela s’est traduit par un net repli des volumes de transactions. Amorcée en 2022, cette décrue atteint des niveaux historiquement bas et soulève des interrogations quant à la trajectoire future du secteur. Focus sur les facteurs exogènes et endogènes contribuant à cette conjoncture.
Une diminution drastique du volume des transactions
En France, le marché de l’immobilier résidentiel ancien reste grippé. Symbole de ce marasme, le nombre de ventes continue de dégringoler. Les projections des Notaires de France pour l’exercice 2024 tablent sur environ 750 000 transactions, ce qui constituerait le niveau le plus bas enregistré depuis 2015.
ImportantLes données consolidées à la fin du troisième trimestre 2024 (fin septembre) font état de 780 000 transactions sur une période glissante de douze mois, soit une diminution de l’ordre de -17 % en comparaison avec l’année précédente.
Cette régression s’avère d’autant plus prononcée lorsqu’elle est mise en perspective avec les 935 000 ventes annuelles recensées à fin septembre 2023 et les 1,13 million de contrats comptabilisés sur la même période en 2022.
Cette contraction n’est pas homogène sur l’ensemble du territoire. Certaines régions sont plus affectées que d’autres. Des baisses marquées, de l’ordre de -22 % à -23 %, sont observées en Gironde, dans les Pyrénées-Orientales, en Charente-Maritime et en Seine-Saint-Denis. À l’inverse, des départements tels que l’Yonne, l’Oise et l’Orne affichent des diminutions plus contenues, comprises entre -8 % et -11 %.
Influence des facteurs économiques et politiques
La hausse des taux directeurs amorcée dès 2022 par les banques centrales (notamment la Banque centrale européenne pour la zone euro) a entrainé un resserrement des conditions d’octroi de crédit immobilier, limitant de facto la capacité des ménages à acheter dans l’ancien.
Par ailleurs, les incertitudes récurrentes, qu’elles soient liées aux changements de gouvernement ou aux promesses législatives en suspens, contribuent à refroidir l’optimisme des investisseurs. La dissolution de l’Assemblée nationale a particulièrement perturbé la reprise timide observée en juin, suite à un léger assouplissement de la politique monétaire de la BCE.
Une stabilisation progressive des prix
L’analyse des données relatives aux prix par les Notaires de France met en évidence une tendance à la stabilisation du marché immobilier au cours des derniers mois. Malgré une diminution des prix de -3,9 % en glissement annuel au troisième trimestre, une inflexion de cette dynamique baissière est observée.
Les projections pour le quatrième trimestre 2024 anticipent un repli annuel plus modéré, à -1,6 %. Les estimations pour fin janvier 2025 prévoient une poursuite de la décélération des baisses de prix, avec des niveaux annuels de -1,2 % pour la France métropolitaine, -0,4 % pour la province et -2,5 % pour l’Île-de-France.
- En France, le marché immobilier ancien s’est grippé en 2024, avec un volume de transactions estimé à 750 000, un niveau historiquement bas depuis 2015.
- Une baisse de -17 % des ventes est constatée par rapport à l’année précédente, avec des disparités régionales (jusqu’à -23 % dans certaines zones).
- Cette situation est imputable à la remontée des taux d’intérêt ainsi qu’aux incertitudes économiques et politiques, notamment la dissolution de l’Assemblée nationale.
- Malgré une contraction des prix de -3,9 % au troisième trimestre, une stabilisation est prévue.
- Les projections des Notaires de France font état d’un repli de -1,6 % des prix au quatrième trimestre 2024.
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