Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
15 décembre 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Après une reprise contrastée en 2025, le marché immobilier français s’oriente vers une année 2026 également incertaine. L’Observatoire BPCE anticipe une baisse du nombre de transactions, sous l’effet conjugué de la hausse des taux, du ralentissement économique et du désengagement des investisseurs locatifs. Les maisons individuelles neuves apparaissent comme le seul segment porteur.
- Si le marché de l’immobilier résidentiel a présenté une embellie notable en 2025, 2026 pourrait être plus complexe.
- Les taux d’emprunt des prêts à l’habitat augmenteront, mais les prix suivront une tendance inverse, ou connaitront une hausse modérée.
- Le secteur du locatif pourrait pâtir de la fiscalité resserrée : les bailleurs se désengagent et les candidats à l’investissement hésitent.
Une année 2025 marquée par un redressement du marché
L’année 2025 a offert un souffle de dynamisme au marché résidentiel porté principalement par le secteur des maisons individuelles neuves. Ce segment a soutenu la reprise des ventes, malgré un contexte politique et économique tendu.
Selon les données de BPCE, les volumes de transactions dans l’ancien ont connu un rebond au premier semestre, avant de ralentir sous l’effet des incertitudes institutionnelles. Dans le neuf, la situation est restée fragile, avec des mises en chantier historiquement basses. Mais la maison individuelle a constitué une exception et confirme son rôle de moteur ponctuel du marché.
Une dynamique des prix influencée par les taux immobiliers
Les prévisions pour 2026 mettent en lumière un facteur déterminant : l’évolution des taux d’intérêt pour les prêts immobiliers. La remontée du rendement de l’OAT à 10 ans va partiellement les impacter. Après une moyenne de 3,15 % en 2025, ils pourraient atteindre 3,35 % en 2026.
Cette hausse, bien que modérée, exerce une pression directe sur la capacité d’achat des ménages et limite la progression des prix.
L’Observatoire BPCE estime que l’augmentation dans l’ancien ne dépasserait pas + 0,7 % en 2026.
Les primo-accédants, soutenus par des dispositifs bancaires adaptés, devraient rester actifs. Mais l’ensemble du marché pâtira d’un environnement budgétaire dégradé.
Le secteur du locatif en berne
Le marché locatif demeure le maillon faible du secteur résidentiel. La promotion immobilière dans le neuf reste à des niveaux très bas, faute de soutien fiscal incitatif. Les investisseurs, confrontés à une fiscalité jugée trop lourde, adoptent une posture d’attente. Ils espèrent des ajustements législatifs dans le cadre du projet de loi de finances 2026.
De plus, les bailleurs sont désormais plus nombreux à envisager un retrait qu’un nouvel investissement locatif. Ce désengagement massif accentue les tensions sur le marché et limite les perspectives de relance. Sans réforme fiscale significative, le secteur pourrait rester durablement en berne et engendrer un déséquilibre croissant entre la demande et l’offre.
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