Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
29 décembre 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Le marché immobilier français termine 2025 à la croisée des chemins. Le secteur est à cheval entre la fin d’un cycle de hausse des taux, une éventuelle augmentation des prix et l’accélération des enjeux de rénovation énergétique. Malgré la reprise des transactions, l’incertitude politique et la crise du locatif pourraient compromettre le début de l’année 2026.
- Le secteur de l’immobilier ancien reprend des couleurs.
- Néanmoins, des fragilités persistent : les primo-accédants sont encore trop peu présents, alors que les investisseurs ont déserté le marché.
- L’instabilité politique, l’incertitude autour de la fiscalité et le resserrement du DPE risquent également de freiner la reprise.
Une demande soutenue, mais fragilisée par le retrait des investisseurs
En 2025, le réveil du marché immobilier ancien a été porté par la hausse de la demande et de l’offre. En cette fin d’année, les primo-accédants ont représenté 35 % des transactions, encouragés par le PTZ et des taux d’emprunt redescendus autour de 3 %. Les secundo-accédants restent la force dominante de la reprise, même si leur part est en baisse.
Seule ombre au tableau, les investisseurs privés ne pèsent plus que pour 17 % des acquisitions, leur nombre recule depuis quelques années. Leur désengagement, lié à la fiscalité, aux contraintes énergétiques et à l’encadrement des loyers, aggrave la tension dans le locatif et prive le marché d’un moteur essentiel de fluidité.
Des prix en légère hausse et un marché encore prudent
ImportantAprès deux années de correction, les prix ont repris une trajectoire haussière en 2025 (+1,8 % au niveau national), mais de manière contrastée selon les territoires. Les délais de vente, proches de 100 jours en moyenne, traduisent également une prudence persistante des acteurs.
Si les vendeurs continuent d’évaluer le marché, les acheteurs étudient les offres avec minutie. La marge de négociation recule à 4,5 %, mais elle demeure segmentée selon la qualité et le DPE des logements. Les acquéreurs cherchent une meilleure adéquation entre les prix affichés et ceux actés.
Une stabilisation tributaire du cadre réglementaire pour 2026
Pour 2026, les professionnels anticipent une poursuite de la reprise, avec d’éventuelles hausses de prix, mais en phase avec l’inflation. Ils devraient progresser de +2 % pour les appartements et de +1,5 % pour les maisons, ce qui aiderait à consolider le marché.
La stabilité fiscale et réglementaire reste une condition indispensable pour permettre à l’immobilier de véritablement décoller au printemps. Sans quoi, les doutes sur l’énergie et la fiscalité risquent de fragiliser un secteur déjà vulnérable, mais qui représente pourtant un enjeu politique majeur.