Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
11 mai 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Les dernières données Filosofi publiées par l’Insee mettent en évidence un fossé social net entre ménages locataires et propriétaires, tant sur la pauvreté que sur le niveau de vie.
- Taux de pauvreté : 30,6% chez les locataires, 6,7% chez les propriétaires (Insee, Filosofi).
- Le taux moyen en France s’établit à 15,9%.
- Niveau de vie médian : 29 420 €/an pour les propriétaires, 19 960 €/an pour les locataires.
- Les dépenses « pré-engagées » pèsent davantage sur les ménages modestes.
- La hausse des taux depuis 2022 a réduit l’accès au crédit des ménages les plus modestes (Banque de France), dans le cadre des règles HCSF.
Les chiffres diffusés par l’Insee ce mardi 5 mai, issus de Filosofi, décrivent une différence marquée entre statuts d’occupation. Le taux de pauvreté s’élève à 30,6% chez les locataires, contre 6,7% chez les propriétaires. Dans l’ensemble de la population, il atteint 15,9%.
Des niveaux de vie très contrastés selon le statut
Concrètement, cela signifie qu’près d’un locataire sur trois se situe sous le seuil de pauvreté, alors que c’est le cas de moins d’un propriétaire sur dix. Le niveau de vie médian confirme l’écart observé.
Chez les propriétaires, il s’établit à 29 420 euros par an. Pour les locataires, il atteint 19 960 euros, soit environ 9 500 euros de différence sur une année.
Logement : un poste plus lourd dans le budget des locataires
Pour expliquer ces écarts, l’Insee renvoie notamment au poids du logement dans les dépenses contraintes. Dans ses travaux, l’institut indique que les ménages locataires affectent une part plus élevée de leurs revenus au logement que les propriétaires, en particulier après remboursement des emprunts immobiliers.
Autre point mis en avant : les dépenses dites « pré-engagées » (loyers, charges, énergie, assurances) représentent une charge plus forte pour les ménages aux revenus modestes, ce qui réduit leurs marges de manœuvre budgétaires.
Crédit immobilier : l’effet de la hausse des taux depuis 2022
La Banque de France formule un constat convergent dans ses analyses sur l’accès au crédit. Avec la remontée des taux depuis 2022, la capacité d’emprunt des ménages les plus modestes s’est dégradée.
Résultat : une partie des candidats à l’achat a été écartée du marché immobilier, faute d’apport ou de revenus compatibles avec les critères bancaires encadrés par le HCSF.
Une fracture qui se lit aussi dans les générations
Les différences apparaissent également selon l’âge. Les jeunes ménages, plus souvent locataires, disposent en moyenne de moins de patrimoine et de revenus plus faibles que les retraités devenus propriétaires de longue date, un point régulièrement documenté par l’Insee dans ses publications sur le patrimoine et les niveaux de vie.