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Au 1er avril 2026, des hausses supérieures à l’inflation
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Offre locative : un stock en hausse, mais encore bas
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Paris : une baisse continue des biens disponibles
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Des situations contrastées selon les villes
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Crédit immobilier plus difficile : un effet indirect sur la location
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Le budget des locataires reste élevé
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
7 mai 2026 .
Temps de lecture :
3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
D’après SeLoger, le marché locatif repart à la hausse au 1er avril 2026. Les loyers progressent plus vite que l’inflation, sur fond d’offre encore trop limitée.
- Au 1er avril 2026, les loyers augmentent de +2,5% sur un an en France, au-dessus de l’inflation (+1,9%).
- Paris affiche +3,5% sur un an, avec un stock en recul (-15% sur un an, -67% depuis 2021).
- L’offre progresse (+17% sur un an) mais reste 16% sous son niveau de 2021.
- La demande recule (-16% sur un an) mais demeure 42% au-dessus d’avant la crise immobilière.
- Pour un T2 de 50 m² : 858 €/mois hors charges en moyenne en France, 1 662 € à Paris.
Le répit observé en 2025 n’a pas mis fin aux tensions. En ce début 2026, SeLoger constate que les loyers repartent à la hausse partout en France, sous l'effet d'un déséquilibre persistant entre l'offre et la demande.
Au 1er avril 2026, des hausses supérieures à l’inflation
À l’échelle nationale, les loyers augmentent de +2,5% sur un an, davantage que l’inflation (+1,9%). La progression est plus forte à Paris (+3,5%), et elle concerne aussi les grandes villes.
Point notable : ce rebond survient alors que la demande recule (-16% sur un an). Un signe, selon ces données, que l’ajustement entre offre et demande reste incomplet.
Offre locative : un stock en hausse, mais encore bas
Le nombre de biens disponibles à la location remonte de +17% sur un an. Pour autant, il demeure encore inférieur de 16% à son niveau de 2021.
Dans le même temps, la demande demeure élevée : elle reste supérieure de 42% à celle d’avant la crise immobilière. Ce décalage entretient la tension sur les prix.
Paris : une baisse continue des biens disponibles
Dans la capitale, la tendance est plus défavorable. Le stock recule encore (-15% sur un an) et affiche une chute de -67% depuis 2021, sans interruption marquée.
Une évolution qui entretient la pression sur les prix, alors même que l’encadrement des loyers s’applique à Paris.
Des situations contrastées selon les villes
Les dynamiques locales diffèrent nettement. À Bordeaux ou Nantes, le marché apparaît moins tendu, avec davantage d’offre et une demande en retrait.
À l’inverse, dans des métropoles comme Nice, Marseille ou Toulouse, la contraction du stock combinée à une demande encore élevée continue d'alimenter la hausse des loyers.
Crédit immobilier plus difficile : un effet indirect sur la location
Le contexte du marché immobilier pèse aussi sur la location. Le resserrement de l’accès au crédit, avec des taux à 3,23% en moyenne sur 20 ans en février 2026, freine l’achat.
Résultat : les ménages restent plus longtemps locataires, ce qui limite les rotations et réduit la libération de logements, renforçant mécaniquement la tension.
Le budget des locataires reste élevé
Pour les ménages, la conséquence est immédiate sur les montants. Pour un T2 de 50 m², il faut désormais compter en moyenne 858 euros par mois hors charges en France, contre 1 662 euros à Paris.
Malgré l’amélioration engagée depuis mi-2025, le marché ne s’est pas normalisé. Tant que l’offre restera inférieure aux besoins, la pression sur les loyers devrait continuer.