Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
22 juillet 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
L’accalmie estivale sur le front des taux pourrait bien être de courte durée. Si la stabilité domine le marché depuis le printemps, les prévisions des experts du secteur alertent sur un possible regain de tension d'ici la fin de l'année 2026. Entre décisions de la BCE et stratégies bancaires, voici ce qu'il faut savoir pour votre projet immobilier.
- Le taux moyen sur 25 ans s'établissait à 3,30 % en juin.
- Les professionnels envisagent un taux moyen des nouveaux crédits au-delà de 3,50 % sur 25 ans d'ici fin 2026.
- Les banques maintiennent actuellement des taux environ 0,5 point sous leur niveau d'équilibre théorique afin de soutenir le marché.
- Les tensions sur les marchés, les décisions de la BCE et le contexte géopolitique pourraient entraîner une remontée des taux dès la rentrée.
- En 2026, les conditions de financement devraient devenir plus sélectives, favorisant les emprunteurs avec un apport confortable.
Après plusieurs mois de hausse, le marché du crédit immobilier traverse une période de stabilisation. Cette accalmie pourrait toutefois être temporaire. Les spécialistes du secteur anticipent un possible retour des tensions sur les taux d'ici la fin de l'année 2026, dans un contexte toujours marqué par les incertitudes économiques et monétaires.
Taux : une accalmie fragile avant une possible reprise
Actuellement, la hausse des taux reste limitée. Les derniers chiffres montrent une moyenne toutes durées confondues de 3,24 % au deuxième trimestre, contre 3,22 % au début du printemps. Sur 25 ans, le taux moyen atteignait 3,30 % en juin.
Les professionnels du secteur estiment néanmoins que cette stabilité pourrait ne pas durer. Ils anticipent une reprise progressive de la hausse, avec un taux moyen des nouveaux crédits susceptible de dépasser 3,50 % sur 25 ans à l'horizon fin 2026.
Pourquoi les banques brident-elles leurs barèmes ?
Si les taux n'augmentent pas davantage pour le moment, c'est en grande partie grâce aux établissements bancaires. Afin de préserver la dynamique d'un marché immobilier encore prudent, ils acceptent de réduire temporairement leur rentabilité.
Aujourd'hui, les barèmes proposés restent environ 0,5 point inférieurs à leur niveau d'équilibre théorique, malgré les tensions observées sur les marchés obligataires. Durant l'été, plusieurs banques ont également prolongé leurs offres commerciales, avec notamment des prêts complémentaires à 0 % ou des conditions préférentielles sur une partie du financement.
BCE et marchés : les risques restent présents
Cette stratégie pourrait toutefois atteindre ses limites. Les tensions persistantes sur les marchés obligataires, le contexte géopolitique au Moyen-Orient ainsi que les prochaines décisions de la Banque centrale européenne (BCE) restent des facteurs susceptibles d'alimenter une nouvelle hausse des taux dès la rentrée.
Dans ce contexte, les banques pourraient être contraintes de répercuter davantage le coût du refinancement sur les nouveaux crédits immobiliers.
Profils : une sélection plus marquée en 2026
Malgré le niveau des taux, les projets immobiliers restent nombreux. Environ 35 % des personnes âgées de 25 à 65 ans déclarent envisager un achat immobilier dans les deux prochaines années, une proportion qui atteint 53 % chez les moins de 35 ans.
Les conditions d'accès au crédit devraient toutefois devenir plus exigeantes en 2026. Les établissements bancaires devraient procéder à des arbitrages plus marqués, favorisant les profils les plus solides.
Les primo-accédants disposant d'un apport conséquent, les ménages présentant une situation financière stable ou encore les clients acceptant la domiciliation de leurs revenus devraient continuer à bénéficier des meilleures conditions, parfois inférieures aux taux moyens affichés sur le marché.
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La rédaction Meilleurtaux