Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
2 juillet 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
En juin 2026, quelques emprunteurs obtiennent encore un crédit immobilier sous les 3%. Mais ces taux restent réservés à des profils triés sur le volet, sur fond de concurrence accrue entre banques.
- En juin 2026, la plupart des prêts se négocient autour de 3,3% à 3,5% sur 20 ans.
- Des taux sous 3% existent, mais restent réservés à une poignée de dossiers.
- Les banques ciblent surtout les profils jugés excellents (revenus, apport, tenue des comptes, épargne).
- Les barèmes suivent davantage l’OAT à 10 ans que chaque décision de la BCE.
- Les offres promotionnelles et la situation obligataire pourraient entraîner une remontée durant l’été ou à la rentrée.
En juin 2026, décrocher un prêt immobilier à moins de 3% existe toujours… mais cela concerne une minorité. Dans la plupart des cas, les emprunteurs se voient proposer des offres plutôt situées entre 3,3% et 3,5% sur 20 ans.
Moins de 3% : des accords rares, mais pas impossibles
Des dossiers ont récemment franchi ce seuil symbolique chez Meilleurtaux. « Nous avons obtenu un financement à 2,98% sur 20 ans et un autre à 2,85% sur 15 ans. Mais il s'agit des meilleures conditions accordées par les banques : le marché se situe aujourd'hui davantage autour de 3,3% sur 20 ans », résume Guillaume Fourt, directeur des partenariats bancaires de Meilleurtaux.
Concrètement, les taux sous 3% visent surtout des dossiers très recherchés par les banques : revenus confortables, apport élevé, comptes bien tenus et capacité d’épargne jugée suffisante. Autrement dit, l’accès à ces conditions dépend d’abord de la solidité du profil, bien plus que d’un effet d’aubaine.
Pourquoi les meilleurs taux ne suivent pas forcément la BCE
Sur le papier, le contexte pourrait surprendre : la BCE a de nouveau augmenté ses taux directeurs en juin, ce qui devrait théoriquement renchérir le crédit. Pourtant, les meilleurs barèmes ont peu bougé.
La raison tient au mode de fixation des prix. « La hausse des taux de la BCE était largement anticipée par les banques. Aujourd'hui, elles ajustent surtout leurs barèmes en fonction de l'évolution de l'OAT à 10 ans, l'indicateur qui reflète le coût auquel l'État français emprunte sur les marchés », explique Guillaume Fourt.
Les banques arbitrent ainsi entre leur coût de refinancement sur les marchés et leurs objectifs de conquête, le crédit immobilier servant à nouveau de produit d’appel (assurance, épargne, projets futurs).
Offres agressives, durées rapprochées… mais fenêtre incertaine
Dans cette bataille, certaines enseignes ont choisi d’afficher des conditions marquantes. « Cette offensive commerciale a tiré l'ensemble du marché vers le bas. Pour rester compétitives sur les meilleurs dossiers, plusieurs banques ont revu leurs conditions », observe Guillaume Fourt.
Autre effet : l’écart entre 20 ans et 25 ans s’est fortement réduit. Aujourd'hui, la différence n'est parfois plus que de quelques centièmes de point. « Les banques financent désormais une majorité de dossiers sur 25 ans. Elles ont donc intérêt à maintenir des conditions attractives sur cette durée », souligne le directeur des partenariats bancaires de Meilleurtaux.
Reste que ce moment pourrait ne pas durer. Des offres promotionnelles lancées au printemps arrivent à échéance, et les tensions persistantes sur les marchés obligataires pourraient finir par peser sur les barèmes. Guillaume Fourt envisage une légère remontée au cours de l’été, avec un risque plus net à la rentrée si l’OAT demeure élevée. De quoi rappeler que les taux sous 3% tiennent surtout, aujourd’hui, à la concurrence entre banques plutôt qu’à un retour durable du crédit bon marché.
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