Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
29 juillet 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Après la flambée post-Covid, le marché des résidences secondaires du littoral semble marquer une pause notable, et recule même par endroits. Les résultats d’une étude récente réalisée par un spécialiste du domaine permettent de repérer les communes qui offrent encore de vraies perspectives pour les candidats à la propriété et les investisseurs dans le locatif.
- Le marché immobilier se stabilise globalement sur les zones côtières.
- Les écarts de prix restent considérables selon les régions, le mètre carré se vend entre moins de 2 000 € à plus de 18 000 €.
- Le choix d’un bien repose désormais autant sur le DPE et les éventuels travaux à prévoir que sur la vue qu’elle offre et sa localisation.
Un marché qui reprend son souffle, propice aux négociations
Le réseau ERA souligne une stabilisation graduelle du secteur immobilier côtier. Cette évolution est marquée par des ajustements de tarifs à la baisse dans de nombreuses localités et la propension des acquéreurs à négocier.
ImportantLes biens mal isolés ou qui ont besoin de travaux de rénovation sont boudés par les acheteurs, qu’ils soient destinés à devenir une résidence secondaire ou pour un investissement locatif.
La Manche illustre bien ce mouvement, seul littoral où le prix moyen du mètre carré recule cette année, de -1,8 %, à 3 982 €. Certaines localités résistent pourtant à la tendance, telles que la Corse qui enregistre au contraire la plus forte progression sur un an, avec +8,5 %, portant son prix moyen à 4 217 €. Il s’agit d’un rattrapage après plusieurs années de faible hausse. La Bretagne poursuit elle aussi son ascension, avec une croissance de près de +40 % depuis 2019 pour atteindre 4 107 €.
Des écarts de prix considérables selon la façade choisie
Le prix du mètre carré varie en fonction de la localisation. Du moins cher au plus onéreux, il va de 1 800 € à Woignarue, dans la Somme, jusqu’à plus de 18 000 € à Saint-Jean-Cap-Ferrat dans les Alpes-Maritimes.
Le Languedoc-Roussillon présente la moyenne la plus basse, à 3 961 € avec des communes comme Port-la-Nouvelle ou La Palme où les prix dépassent à peine 2 700 €.
Sur la Manche, Woignarue et Geffosses restent sous les 2 000 €. Mais des stations bretonnes, telles que Ploéven ou Landévennec, affichent autour de 2 100 à 2 400 €.
À l’inverse, la façade Paca demeure la plus chère avec un prix moyen de 6 145 €, même dans ses communes les plus accessibles.
La vue sur mer n’est plus un critère privilégié
Eric Allouche, directeur exécutif du réseau ERA, observe que
Les acquéreurs regardent désormais autant le DPE que la distance par rapport à la plage.
Eric Allouche
Ils portent également un intérêt croissant au coût des travaux à prévoir, qui va obligatoirement influencer le montant du crédit immobilier à souscrire pour l’achat.
La recherche d’un bien les pieds dans l’eau s’accompagne ainsi d’une exigence nouvelle, celle d’un logement où s’installer sans lourds travaux à gérer. Élargir sa zone de prospection de quelques kilomètres, loin des communes les plus prisées, permet souvent de préserver son budget sans renoncer à la proximité du bord de mer.