Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
13 juillet 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Malgré le ralentissement global du secteur immobilier français, le bord de mer confirme son statut de valeur refuge pour les acheteurs. Boosté par la recherche de fraîcheur face aux vagues de chaleur et par l’installation des retraités, le marché des appartements neufs affiche une santé de fer avec une hausse des prix dans 70 % des stations balnéaires.
- Les prix sur les côtes françaises ont bondi de +10,7 % en moyenne sur cinq ans, soit deux fois plus que la moyenne nationale.
- Nice s’impose comme la ville la plus chère de l’étude avec un budget moyen de 569 100 euros pour un trois-pièces neuf.
- La façade atlantique reste très prisée avec des hausses spectaculaires atteignant +16,23 % à Capbreton sur un an.
- Des ajustements de prix sont observés dans certaines localités, comme Pornic qui enregistre une baisse significative de -14,4 %.
- Saint-Nazaire et Agde figurent par les nouvelles destinations phares les plus abordables, autour de 254 000 euros.
Une envolée des prix dictée par la rareté foncière et l’attrait des retraités
Selon le baromètre d’une plateforme spécialisée dans l’immobilier neuf, la Côte d’Azur et le littoral atlantique continuent de concentrer l’essentiel des tensions. À Nice, la forte demande pousse la hausse annuelle au-dessus de +10 %, tandis qu’à Antibes, les prix progressent de manière modérée (+5,47 %), pour des enveloppes respectives de 569 100 euros et 457 100 euros pour un appartement de trois pièces. Pour s’installer dans ce périmètre avec des moyens plus modestes, les professionnels recommandent Fréjus (Var). Dans cette ville, il faut débourser environ 303 600 euros pour un bien équivalent, mais ce tarif a bondi de +9,01 %.
Côté Atlantique, le budget nécessaire pour acquérir un logement de trois pièces s’envole également, pour atteindre 484 000 euros à Capbreton dans les Landes (+16,23 %) et 419 000 euros aux Sables-d’Olonne en Vendée (+11,70 %). D’autres progressions, certes moins marquées, sont observées à La Rochelle, en Charente-Maritime (+6,42 % à 387 700 euros) ou encore à Arcachon, en Gironde (+2,42 % à 558 300 euros).
ImportantCette dynamique haussière est alimentée par l’arrivée massive des papy-boomers, qui quittent leurs régions d’activité pour s’installer définitivement au soleil ou près de l’océan. Ils profitent de taux de crédit immobilier stables autour de 3,10 %, mais peuvent négocier moins en misant sur une durée plus courte et avec un apport personnel plus conséquent.
Les seniors ont souvent l’avantage de disposer d’une épargne, ou à défaut, de pouvoir céder leur précédente résidence principale. Ils ont également fini de rembourser un ancien prêt et n’ont plus d’enfants à charge.
Des ajustements locaux liés au renouvellement des stocks de logements
Si la tendance générale reste orientée à la hausse, le littoral tricolore n’échappe pas à quelques ajustements locaux. Les acheteurs peuvent ainsi profiter de replis intéressants dans certaines stations de charme, à l’image de Cabourg où les prix reculent à 376 000 euros et de Pornic où ils fléchissent pour s’établir à 276 500 euros. De son côté, la cité corsaire de Saint-Malo affiche une relative stabilité avec un tarif moyen de 322 900 euros.
Selon les analystes du secteur, ces baisses ne traduisent pas un désamour des acquéreurs, mais s’expliquent par des effets de commercialisation.
L’apparition simultanée de plusieurs nouveaux programmes immobiliers élargit le marché et offre temporairement plus de choix aux ménages. Toutefois, la rareté des terrains constructibles en bord de mer devrait rapidement reprendre le dessus et maintenir les prix globaux à un niveau élevé.