Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
27 janvier 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
La relance du marché des crédits immobiliers a quelque peu ralenti entre octobre et décembre 2024, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Cette situation serait probablement liée à la légère remontée des taux (3,17 % en décembre) et le renchérissement du coût des opérations.
- La moyenne des taux immobiliers s’est située à 3,14 % entre octobre et décembre 2025
- Cette légère hausse a ralenti les activités des crédits, dont le rythme a fléchi en raison de l’incertitude politico-économique dans le pays.
- Le coût des opérations a par ailleurs progressé de 4,8 % en 2025, et la durée moyenne de l’emprunt s’est établie à 250 mois.
La moyenne trimestrielle à 3,14 %
Après une période de relative stabilité, les taux de crédit immobilier ont commencé à grimper en septembre 2025. Ce mouvement haussier s’est ensuite poursuivi jusqu’à la fin de l’année. Pour le dernier trimestre, la moyenne s’est établie à 3,14 %, tirée par celle du mois de décembre, qui a atteint 3,17 %. Comparés au niveau relevé en juin (3,07 %), les taux ont donc progressé de 11 points de base.
Les données de l’Observatoire montrent par ailleurs une hausse de 4,8 % des coûts des opérations en 2025, en raison de tensions sur les prix des biens. Sur les trois derniers mois de l’année, il correspondait à 4,2 années de revenus. Cette augmentation a rendu l’accès au financement encore plus difficile pour les ménages modestes.
En conséquence, les emprunteurs plus aisés étaient plus présents sur le marché. Les chiffres montrent que les revenus des ménages ayant contracté un prêt pour financer un achat immobilier ont progressé de 1 % en un an, passant de 1,4 % à 2,4 %. Néanmoins, le niveau moyen de l’apport personnel n’a pas évolué depuis 2022.
Ralentissement des activités de crédit
En outre, la durée moyenne de remboursement des crédits a atteint 250 mois au 4e trimestre. Les banques se sont montrées conciliantes dans l’optique de préserver la solvabilité des emprunteurs. Les prêts longs (25 ans et plus) sont cependant moins nombreux, leur part étant passée de 51,9 % au premier trimestre à 45,4 % au dernier trimestre 2025.
La remontée des taux a affecté le dynamisme du marché des prêts pour le logement, déjà plombé par la situation politico-économique en France, et par le resserrement de l’accès au financement.
Selon les experts, le ralentissement de la production est tout simplement un signe avant-coureur d’un atterrissage de la conjoncture.