Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
10 avril 2026 .
Temps de lecture :
3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Alors que le marché immobilier français retrouve un fonctionnement jugé sain après des années d'instabilité, le 42ème baromètre de l'immobilier de Meilleurtaux dresse le portrait-robot de ceux qui achètent en 2026. Si l'âge moyen reste stable, les conditions d'emprunt évoluent, marquées par un allongement record de la durée des prêts pour compenser le niveau des prix.
L'essentiel à retenir
- L'emprunteur moyen est un couple de 36 ans, majoritairement primo-accédant (72 %).
- Le montant moyen emprunté s'élève à 220 000 €, avec un apport personnel moyen de 56 000 €.
- La durée moyenne des prêts dépasse désormais 22 ans et demi, 54 % des dossiers étant signés sur 25 ans.
- On observe une France à trois vitesses avec des disparités majeures d'apport et de revenus selon les régions.
Un profil stable, mais des crédits de plus en plus longs
Malgré les fluctuations des taux ces dernières années, le profil démographique de l'emprunteur reste d'une stabilité étonnante. L'âge moyen se maintient entre 36 et 37 ans et demi depuis 2010. En revanche, l'engagement financier s'inscrit dans la durée.
Le seul élément systématiquement en hausse concernant l'emprunt est sa durée moyenne
souligne Maxime Chipoy, Directeur éditorial de Meilleurtaux.
Cette durée est passée de 18 ans en 2014 à plus de 22 ans et demi en 2025. Aujourd'hui, pour faire face à des prix qui restent élevés et un taux d'endettement strictement encadré, 54 % des emprunteurs s'engagent sur 25 ans, contre seulement 41 % en 2021.
Revenus et apport : la "France à trois vitesses"
Pour concrétiser leur projet, les emprunteurs en 2026 affichent des revenus moyens supérieurs à 5 100 € pour un prêt de 220 000 €. L'apport personnel, après avoir atteint des sommets en 2024, s'est légèrement réduit pour s'établir à 56 000 € en moyenne l'an dernier, favorisé par la stabilisation des taux entre 3 % et 3,5 %.
Toutefois, ces moyennes cachent des réalités géographiques très contrastées :
- L'Île-de-France : Le ticket d'entrée y est le plus élevé avec un apport proche de 100 000 €, des emprunts dépassant 300 000 € et des revenus moyens de 6 900 €.
- Les régions PACA et Auvergne-Rhône-Alpes : Elles occupent une position intermédiaire avec plus de 200 000 € d'emprunt et 50 000 € d'apport.
- Le reste de la France : Ces zones demeurent bien plus accessibles pour les ménages.
Les primo-accédants, moteurs du marché
En 2026, l'accession à la propriété reste dominée par les primo-accédants, qui représentent 72 % des dossiers traités. Cette tendance, déjà amorcée fin 2025 où leur poids dépassait 47 % des nouveaux crédits selon le HCSF, se confirme.
Les banques continuent d'ailleurs de soutenir activement ces profils à travers des offres commerciales dynamiques. Pour compenser la fin de l'ère des taux à 1 %, certains établissements proposent des conditions préférentielles (taux bonifiés entre 0 et 2 %) ciblant spécifiquement les premiers achats ou les logements à haute performance énergétique.
Bon à savoir
Si les taux actuels permettent d'envisager sereinement les projets, la durée des prêts atteint désormais ses limites structurelles, laissant peu de marge de manœuvre supplémentaire pour l'avenir.