Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
17 septembre 2025 .
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L’instabilité politique actuelle plonge l’immobilier dans une zone de turbulences. La démission de François Bayrou, survenue à l’approche cruciale des discussions budgétaires pour 2026, laisse planer le doute sur l’avenir des mesures destinées à soutenir le logement.
Avec des taux d’emprunt en nette progression et un secteur déjà fragilisé, les professionnels redoutent un ralentissement durable, faute de décisions rapides.
L’essentiel à retenir
- La crise politique intervient alors que l’immobilier est déjà confronté à des difficultés profondes.
- La hausse récente des taux souverains alourdit le coût du crédit immobilier.
- Les mesures de soutien engagées, comme le PTZ ou MaPrimeRénov’, subsistent mais d’autres projets risquent d’être compromis.
- Le marché de l’ancien et celui du neuf s’exposent à de nouvelles tensions si l’incertitude perdure.
- La filière demande un cap clair pour éviter une aggravation prolongée de la crise.
Un secteur déjà affaibli par la crise
La démission du Premier ministre et l’absence de gouvernance claire tombent à un moment critique pour le logement. Depuis plusieurs mois, la filière subit une baisse des volumes de ventes, une chute drastique des permis de construire et une contraction de l’investissement locatif.
Constructeurs, promoteurs et bailleurs dénoncent un contexte jugé « catastrophique », où l’absence de direction politique pourrait accélérer le ralentissement.
La mécanique des taux s’emballe
Les inquiétudes institutionnelles ont immédiatement fait bondir les taux d’emprunt d’État, utilisés par les banques comme référence pour le crédit immobilier. Alors qu’ils étaient autour de 3,2% début juillet, ils ont franchi le seuil de 3,6% en septembre, renforçant la pression sur les taux immobiliers accordés aux ménages.
Si la tendance devait se prolonger, une moyenne supérieure à 4% en 2026 n’est plus exclue. La récente dégradation de la note souveraine par une agence de notation n’a fait qu’ajouter de l’incertitude.
Mesures en suspens et réformes inachevées
Ces tensions arrivent alors que certaines avancées récentes donnaient un peu d’air au secteur : maintien du prêt à taux zéro pour 2026, soutien renouvelé mais réduit de MaPrimeRénov’, ajustement du diagnostic de performance énergétique ou encore incitations fiscales sur les transmissions familiales.
Néanmoins, des projets essentiels sont désormais compromis, comme le futur statut du bailleur privé censé relancer l’investissement locatif, ou encore la sécurisation des financements dédiés au logement social.
Le risque d’un blocage prolongé
Sans orientation politique stable, la filière redoute une extension du blocage : difficultés accrues pour les primo-accédants, frein à la rénovation énergétique, incertitudes sur les financements publics et recul des mises en chantier.
Chaque maillon de la chaîne, du promoteur au bailleur social en passant par les acheteurs particuliers, se retrouve exposé au risque d’un marché encore plus atone.
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