Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
28 février 2025 .
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En Île-de-France, la transformation des bureaux obsolètes en logement constitue une opportunité significative pour répondre à la crise actuelle. Selon l’Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise (ORIE) local, jusqu’à 150 000 habitations pourraient être créés en restructurant ou en démolissant ces locaux. Une telle initiative permettrait à près de 340 000 personnes supplémentaires de bénéficier d’un lieu de résidence décent.
5 millions de mètres carrés potentiellement convertissables en logements
D’un côté,
Important Les anciens bureaux désormais inutilisés ou non exploitables sur le territoire francilien représenteraient une surface cumulée de 5 millions de mètres carrés répartis sur 113 communes.
De l’autre, la région souffre d’un déficit d’un demi-milliard de logements. Or, la demande reste soutenue, d’autant que les banques ouvrent à nouveau les vannes du crédit immobilier, avec des taux encore attractifs par rapport aux deux années précédentes.
Par conséquent, pour l’ORIE,
Une transformation de cet espace considérable pourrait apporter une réponse à la deuxième problématique du logement.
L’étude met en avant un potentiel particulièrement élevé, notamment dans les environs de Clichy et Vanves (92), Saint-Ouen (93), Vélizy-Villacoublay (78), et Gentilly (94) .
En effet, le nombre de bureaux vacants a quadruplé, voire quintuplé ces 5 dernières années, par exemple à Clichy et Saint-Ouen. Dans le même temps, la population compte 30 000 têtes de plus en deux décennies.
Ces augmentations respectives ont creusé l’écart entre le prix des bureaux et celui des logements, qui est plus cher de 5 600 euros,
Joachim Azan
Selon Joachim Azan, le président de l’ORIE.
Une initiative non rentable ou non pertinente dans certaines villes
Pour autant, le changement d’usage envisagé n’est pas économiquement viable dans tous les secteurs de la région . À Paris intra-muros, Neuilly-sur-Seine et Levallois-Perret (92), les prix des bureaux sont trop élevés pour rentabiliser de telles opérations, à moins d’un soutien financier de l’État ou la municipalité.
De même, certaines villes nouvelles peinent à attirer des flux conséquents de résidents, ce qui, pour l’Observatoire, ôte toute pertinence à de telles opérations d’envergure. C’est notamment le cas à Cergy (95), Marne-la-Vallée (94), Saint-Quentin-en-Yvelines (78) et Orly (94).
L’ORIE préconise une approche combinant 40 % de restructurations et 60 % de démolition-reconstruction pour maximiser le nombre de logements créés.
Selon ses estimations,
Ce scénario permettrait de gagner 7,5 millions de mètres carrés d’habitations, et d'atteindre 8,8 millions de mètres carrés si la proportion de démolitions-reconstructions passe à 80 %.
Cette différence s’explique par le fait que la restructuration d’un immeuble entraîne une perte de surface de l’ordre de 0,2 mètre carré pour chaque mètre carré de bureaux travaillé . À l’inverse, pour une surface de départ identique, 2,3 mètres carrés de logement peuvent être obtenus d’une démolition-reconstruction.
L’ORIE souligne également la nécessité de dépasser les idées reçues sur la conservation et sa supposée cherté face à la démolition.
Joachim Azan
Joachim Azan affirme que
La démolition-reconstruction partielle peut être une solution efficace pour produire de nouvelles résidences en tenant compte des spécificités de chaque bâtiment.
- Selon l’ORIE, l’Île-de-France pourrait créer jusqu’à 150 000 logements en convertissant des bureaux obsolètes.
- Clichy, Saint-Ouen, Vélizy-Villacoublay, Vanves et Gentilly sont les zones où la transformation est la plus prometteuse.
- Néanmoins, de tels projets ne sont pas rentables partout, notamment à Paris, et nécessitent parfois un soutien financier public.
- Une combinaison de restructuration et de démolition-reconstruction est recommandée pour maximiser le nombre de nouveaux logements créés.
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