Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
19 décembre 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Suite à l’adoption du texte qui renforce l’encadrement des loyers par les députés, la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier) affiche son scepticisme quant à la pertinence de cette loi. D’après ce syndicat des professionnels du secteur, il convient de trouver des solutions réalistes pour résoudre la pénurie de logements en France.
- La FNAIM fustige la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale le 11 décembre 2025 qui vise à étendre et renforcer l’encadrement des loyers.
- Pour ce syndicat des professionnels de l’immobilier, cette mesure aura pour seul effet de décourager l’investissement locatif et ne pourra aucunement résoudre la crise du logement.
- La Fédération recommande des solutions plus cohérentes, comme le soutien des bailleurs privés, la relance de la construction ou encore la simplification des règles.
Trop de contraintes imposées aux bailleurs
En votant ce texte, l’Assemblée nationale ajoute des contraintes supplémentaires qui ne feront qu’inciter les bailleurs à déserter le marché et à rendre l’investissement locatif de moins en moins attrayant aux yeux des particuliers.
Pour la FNAIM, la pénurie de logements ne pourra être atténuée par des mesures de rétorsion ciblant les propriétaires bailleurs. Au contraire, il faudrait les encourager à proposer leurs biens sur le marché en vue de renflouer l’offre, dont la rareté pénalise les locataires.
ImportantCes professionnels avancent des solutions concrètes, comme la simplification des règles, le soutien des investisseurs, la relance de la construction et la sécurisation des relations entre bailleur et locataire. Ils insistent ainsi sur la nécessité de mettre en place une politique du logement en accord avec les besoins des Français et la réalité du marché.
L’encadrement des loyers est contre-productif
La fédération s’oppose clairement à ce texte et à toute autre initiative visant à étendre ou renforcer l’encadrement des loyers, qu’elle qualifie de contre-productif et inefficace. Les parlementaires devraient ainsi arrêter de défendre ce dispositif et opter pour des mesures plus cohérentes et incitatrices. En persistant dans cette voie, ils ne font qu’aggraver la crise du logement.
À titre de rappel, la proposition de loi étend le dispositif à l’ensemble des communes volontaires situées en zones tendues et celles en dehors de ces zones, mais qui souffre de pénurie de logements.
Par ailleurs, le texte prévoit entre autres le plafonnement du complément du loyer à 20 % du loyer de référence majoré ainsi que des critères d’interdiction, mais aussi la hausse du montant des amendes en cas de non-respect de l’encadrement des loyers par le bailleur.