Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
25 avril 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

Alors que la majorité des acheteurs déboursent aujourd’hui des sommes considérables pour devenir propriétaires, certains territoires continuent d’offrir des opportunités à des prix plus abordables. Un sondage mené par Harris Interactive pour le réseau immobilier Optimhome révèle qu’il est encore possible d’acquérir une résidence principale pour moins de 150 000 euros dans plusieurs villes françaises.
Un marché immobilier à deux vitesses
Entre 2022 et 2024, plus de la moitié des acheteurs (52 %) d’un logement ont investi plus de 200 000 euros. Ce chiffre, toutefois, reflète les spécificités de certaines régions comme l’Île-de-France, caractérisées notamment par une forte présence des catégories socioprofessionnelles supérieures . Ainsi, Olivier Colcombet, président d’Optimhome, estime que
Ces données biaisent la perception du marché national.
Olivier Colcombet
En réalité, près de la moitié des acquéreurs ont pu concrétiser leur projet avec un budget beaucoup plus modeste. Mieux encore, 10 % sont devenus propriétaires en déboursant entre 100 000 euros et 150 000 euros, voire une somme inférieure à 100 000 euros pour 13 % des candidats. Selon ce professionnel,
L’Hexagone dispose d’un stock important de biens accessibles pour 60 000 et 150 000 euros.
Olivier Colcombet
Il souligne en outre qu’il ne s’agit pas d’habitations dégradées, mais de logements tout à fait convenables, mais situés dans des zones moins tendues.
Des disparités régionales marquées
Le site PAP, spécialisé dans les annonces immobilières, met en lumière ces écarts dans son classement annuel des villes les plus chères et les plus accessibles. Si Paris affiche un prix moyen de plus de 9 000 euros le mètre carré, Lyon et Bordeaux tournent autour de 4 000 euros.
À l’autre extrémité du tableau, à Saint-Étienne, avec une moyenne de 1 336 euros le mètre carré, 150 000 euros permettent de financer 112 mètres carrés. Dans des villes comme Perpignan ou Limoges, il est possible de trouver son bonheur pour moins de 2 000 euros le mètre carré.
ImportantDe telles conditions simplifient l’accession à la propriété des ménages moins aisés, d’autant que les taux du crédit immobilier semblent partir à nouveau à la hausse.
Attractivité et qualité de vie en dehors des grandes métropoles
Si ces villes sont en dehors des 12 plus grandes agglomérations françaises, elles ne manquent pas pour autant d’attraits . Certaines offrent un riche patrimoine, un accès à la mer, ou encore des pôles de recherche ou d’industrie dynamiques.
Brest en est un excellent exemple, le prix de 2 216 euros au mètre carré permettant d’envisager l’achat de 67 m² avec une enveloppe de 150 000 euros. Quant à Clermont-Ferrand, avec ses 2 277 euros au maximum, on peut y obtenir 65 m², tout en bénéficiant de la présence d’un tissu industriel solide, synonyme d’opportunités d’emplois.
- Les prix de l’immobilier varient fortement selon les régions, avec des écarts très marqués entre les grandes métropoles et les villes moyennes.
- Cependant, des logements à moins de 150 000 euros restent accessibles dans de nombreuses localités françaises.
- Même avec un budget limité, il est possible de trouver des habitations correctes hors des zones les plus tendues.
- Certaines villes moins chères offrent une bonne qualité de vie et des atouts économiques ou culturels malgré leur éloignement des grands centres urbains.