Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
13 janvier 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Le marché immobilier de l’ancien a montré des signes de redémarrage en 2025, mettant fin à trois années de recul. Les ventes ont de nouveau augmenté. Les prix ont cessé de fluctuer, et les conditions de crédit se sont assouplies. Malgré cette embellie, les spécialistes redoutent un retournement de situation, en raison d’un contexte économique et politique incertain.
- Le marché de l’immobilier ancien a progressé en 2025 avec 940 000 ventes, sans toutefois retrouver les niveaux records du passé.
- Après deux années de stagnation, les prix ont légèrement augmenté sur un rythme proche de l’inflation.
- Les disparités territoriales se réduisent, bien que certaines villes affichent encore de fortes variations.
- La reprise devrait se confirmer en 2026, sous réserve de conditions économiques et politiques plus stables.
Une reprise timide dans un contexte toujours peu favorable à la confiance
2025 a marqué un tournant pour le marché de l’ancien. Le volume des transactions a atteint 940 000 sur l’année, soit 95 000 de plus qu’en 2024. Ce regain d’activité rapproche le secteur des niveaux observés en 2023, sans toutefois égaler les performances exceptionnelles de 2021, où plus de 1,2 million de ventes avaient été enregistrées.
Pour autant, au cours du dernier trimestre, le mouvement a accusé un net ralentissement, en raison de plusieurs obstacles. D’une part, de nombreux départements ont relevé les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), plus communément désignés (à tort) par « frais de notaire ». D’autre part, la pénurie de logements à la location perdure, tandis que les taux de crédit immobilier ont repris leur ascension, et se situent autour de 3 % depuis l’été.
Tous ces facteurs limitent la portée de la reprise et entretiennent une attitude attentiste chez les ménages comme chez les investisseurs.
Une reprise sous conditions en 2026, dans un contexte de hausse des prix
ImportantEn ce qui concerne les prix, une hausse modérée (+0,8 %) a marqué 2025, après le net recul de 2023, suivi par une quasi-stagnation (-0,4 %) en 2024, une évolution proche de celle de l’inflation annuelle.
L’Île-de-France, les périphéries des principales métropoles régionales et les villes moyennes se distinguent avec les progressions les plus sensibles, à +1,6 %, +2,1 % et +2,1 % respectivement. En revanche, Paris enregistre une baisse de -0,5 %, alors que les zones rurales restent stables, avec -0,1 %.
Pour trouver de bonnes affaires, les candidats à l’accession à la propriété doivent se tourner vers Saint-Étienne, Grenoble ou Brest. À l’inverse, les biens se sont renchéris de plus de +7 % à Strasbourg, Caen, Mulhouse ou Reims.
Les perspectives pour 2026 sont globalement optimistes, avec un nombre de ventes attendu entre 960 000 et 980 000, tandis que les prix devraient grimper de +1 % à +2 %.
Toutefois, l’ampleur de cette reprise dépendra étroitement de la capacité des pouvoirs publics à instaurer un climat de confiance et à mettre en place une politique du logement claire, structurée et incitative. Sans cela, les signaux positifs risquent de rester insuffisants pour ancrer durablement le redressement du marché.