Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
12 septembre 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Le paysage français du crédit immobilier fait face à une période d’ajustement caractérisée par une dynamique changeante des taux d’intérêt et une contraction notable de l’activité de marché. Une récente étude menée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) révèle une légère augmentation des défauts de remboursement. Bien que cette tendance nécessite une surveillance étroite, elle ne constitue pas une menace systémique pour la stabilité financière.
- En 2024, le marché français du crédit immobilier a connu un ralentissement, associé à une légère hausse des incidents de remboursement.
- Le taux de défaut a atteint 0,53 % et les prêts douteux se sont élevés à 1,1 %, des niveaux modérés.
- Cette conjoncture traduit la pression sur les ménages liée à l’inflation et aux charges de logement.
- Le montant moyen des prêts recule à 183 354 euros, signe d’un rééquilibrage après une décennie de conditions favorables.
Montée des incidents de remboursement
Bien qu’ils soient en hausse, les défauts de remboursement se situent encore à des niveaux contenus au regard de l’ensemble des encours. En 2024, 0,53 % des crédits immobiliers en cours ont basculé en situation de défaut, contre 0,43 % en 2023.
En parallèle, la part des prêts classés « douteux », catégorie incluant les créances impayées depuis au moins trois mois ou engagées dans des procédures judiciaires, a grimpé à 1,1 % fin 2024.
Ce seuil reste néanmoins modéré et contenu, les établissements financiers disposant de coussins de fonds propres et de dispositifs régulatoires permettant d’absorber ces dégradations. L’évolution observée traduit moins une crise qu’un rééquilibrage après des années de conditions de financement très souples.
Des ménages fragilisés par l’inflation et la hausse des charges
La hausse des défauts de paiement affecte toutes les catégories d’emprunteurs, qu’il s’agisse des primo-accédants, des acquéreurs de résidences principales ou des investisseurs locatifs.
ImportantLa propagation de ce phénomène révèle un facteur central : la baisse du pouvoir d’achat due à la montée des prix et à l’alourdissement des charges de logement, lesquels impactent aussi les profils considérés comme solides.
Toutefois, l’ACPR rappelle que
La proportion des créances douteuses reste faible comparativement à d’autres périodes de tensions.
La vigilance demeure néanmoins nécessaire, puisque l’équilibre budgétaire des ménages se révèle de plus en plus sensible aux aléas économiques.
Contraction du marché
Sur l’année écoulée, le marché du crédit immobilier a connu un ralentissement notable, indépendamment de la question des défauts. Après avoir amorcé un léger recul, les taux d’intérêt restent supérieurs à ceux observés au début des années 2020. Le volume des prêts accordés a atteint son point le plus bas depuis 2014. Par ailleurs, le montant moyen des financements a baissé de -7 % pour s’établir à 183 354 euros.
Ce double mouvement (contraction des octrois et légère hausse des défauts) s’inscrit dans une phase de normalisation après une décennie de crédits abondants et peu coûteux.
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