Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
4 juillet 2025 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Le marché du crédit immobilier confirme son regain de dynamisme à l’aube de l’été 2025. Après un premier semestre marqué par une nette hausse des transactions, la stabilisation des taux d’intérêt offre aux candidats à l’achat une période propice pour concrétiser leurs projets, malgré un contexte économique et géopolitique toujours incertain.
Des taux stables, mais sous surveillance
Les taux de crédit immobilier se maintiennent à des niveaux quasi inchangés par rapport au printemps. Selon les baromètres des courtiers, ils s’établissent en moyenne à 3,09 % sur 15 ans, 3,16 % sur 20 ans et 3,28 % sur 25 ans en juillet 2025. Les meilleurs profils, eux, continuent de négocier des conditions encore plus attractives, parfois sous les 3 % sur 15 ou 20 ans.
Cette accalmie s’explique par la politique monétaire de la Banque centrale européenne, qui a poursuivi la baisse de ses taux directeurs au printemps, tout en annonçant une pause pour l’été. L’OAT 10 ans, référence pour les banques, oscille autour de 3,2 %, limitant les marges de manœuvre pour une nouvelle baisse immédiate des taux immobiliers.
Un marché immobilier en nette reprise
L’effet de cette stabilité se fait déjà sentir sur le terrain. Le volume des transactions dans l’ancien repart à la hausse, porté par une demande soutenue et des dispositifs incitatifs comme le PTZ. Selon la FNAIM, le nombre de ventes a progressé de 20 % sur un an au premier semestre 2025. Chez certains courtiers, l’activité bondit de +40 % de dossiers traités par rapport à 2024.
Cette dynamique profite surtout aux acquéreurs réactifs, qui anticipent une possible remontée des taux à l’automne. La concurrence bancaire reste vive, permettant aux meilleurs profils de tirer leur épingle du jeu avec des taux négociés :
- 2,79 % sur 10 ans
- 2,77 % sur 15 ans
- 3,00 % sur 20 ans
- 3,05 % sur 25 ans
Pouvoir d’achat immobilier : des écarts selon les villes
Si la stabilité des taux a permis de contenir la baisse du pouvoir d’achat immobilier, la remontée des prix dans certaines métropoles commence à peser sur la surface finançable. À Paris, Bordeaux ou Nice, la perte de surface achetable reste modérée sur un mois, mais elle est plus marquée à Lille, Lyon ou Reims. À l’inverse, Toulouse, Marseille et Strasbourg voient leur pouvoir d’achat progresser, grâce à une évolution plus favorable des prix et des taux.
| Ville | Surface achetable juillet 2025 | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Paris | 21,53 m² | +0,37 m² |
| Bordeaux | 45,68 m² | +1,54 m² |
| Lille | 60,37 m² | +5,16 m² |
| Lyon | 43,48 m² | +2,96 m² |
| Marseille | 59,25 m² | +4,06 m² |
| Toulouse | 58,76 m² | +0,53 m² |
Un contexte encore incertain
Malgré ce climat porteur, la prudence reste de mise. Les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés de l’énergie et l’incertitude politique en France pourraient peser sur la stabilité des taux dans les prochains mois. Les professionnels du secteur conseillent donc aux acquéreurs de profiter de cette fenêtre estivale pour sécuriser leur financement.