Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
24 juin 2020 .
Temps de lecture :
3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

Des taux toujours plus bas, jusqu'à quand ?
Les critères d’acceptation restent inchangés
On ne constate ni resserrement, ni assouplissement des conditions d’octroi :
- 33 % des revenus nets de l’emprunteur ;
- Stabilité professionnelle/ CDI/ bilan de 3 ans ;
- Si 2 contrats dont 1 CDD, seuls les revenus du CDI sont pris en compte ;
- 10 % d’apport (financement des frais annexes) exigés dans 9 cas sur 10 ;
- 110 % rares exceptions sur des financements peu élevés (inférieurs à 100 000 €) et jeunes moins 30 ans.
L’ensemble des durées reste en baisse : toutes les durées jusqu’à 30 ans inclus sont en baisse.
Les barèmes bancaires sont de plus en plus offensifs
Important En mars 2016, 75 % des banques proposent des taux inférieurs à 2,10 % pour 21 % « seulement » en mai 2015 et 3 % il y a un an.
Le tout, pour des gains étonnants
| Durée 20 ans | Janv. 14 | Janv. 15 | Mai 2015 | Mars 2016 |
|---|---|---|---|---|
| Taux fixe moyen | 3,35 % | 2,54 % | 2,25 % | 2,14 % |
| Mensualité | 1 144 € | 1 063 € | 1 035 € | 1 025 € |
| Coût total | 74 695 € | 55 289 € | 48 548 € | 46 019 € |
| Capacité d'emprunt pour 1000 € | 174 739 € | 187 161 € | 193 122 € | 195 107 € |
Pour un emprunt de 200 000 €
- La baisse des taux immobiliers permet d’augmenter la capacité d’emprunt de 12 % en 2 ans
- On gagne + 20 368 € en capacité d’emprunt, soit +8m² entre janvier 2014 et aujourd’hui ! (prix 2500 € m²)
- Et permet également de gagner sur le coût total du crédit :
- Près de 80 000 € par rapport à 2008
- 46 000 € par rapport à 2010
- 38 500 € par rapport à 2011
- 52 500 € par rapport à 2012
- 32 500 € par rapport à 2013
- 28 500 € par rapport à 2014
- 9 500 € par rapport à janvier 2015
- Et 2 500 € par rapport à mai 2015
Des baisses des taux pour tous mais des inégalités persistantes
(pour un emprunt de 200 000 € sur 20 ans hors assurance)
Un pouvoir d’achat immobilier variant du simple au quadruple à iso-revenus selon les villes
Renégociation de crédit : c’est plus que jamais le moment
Le niveau de taux actuel crée à nouveau un contexte très favorable
Qui est concerné directement ?
- Les crédits signés entre 2006 et 2014 inclus ;
- Les crédits avec un taux supérieur à 3,00/ 3,20 % ;
- Les emprunteurs dans la première moitié de leur prêt ;
- Les emprunteurs qui ne comptent pas revendre dans les 2 ans qui viennent ;
- Les crédits avec un capital restant dû supérieur à 70 000 €.
Les freins
- Une situation professionnelle qui se serait dégradée depuis la mise en place du prêt initial (perte d’emploi ou baisse de salaires par exemple).
Sont moins concernés
- Les crédits sur des durées courtes, d’un montant inférieur à 120 000 € et signés avant 2010.
Important Plus la durée de départ est longue et le montant élevé,
plus le gain sera important !
Les gains moyens réalisés par rachat de crédit selon l’année de souscription du crédit
(Emprunt initial de 200 000 € sur 20 ans hors assurance, dans une banque concurrente, pénalités et garanties incluses, rachat en mars 2016)
Un gain moyen toutes durées confondues de 21 281 € à mensualité équivalente.
2016 : un bon cru en perspective ?
L’année 2016 démarre très positivement sous l’effet conjugué de taux bas, d’une nouvelle formule de prêt à taux zéro qui fonctionne (13 % de financements en février 2016 pour 5 % en 2015) et des banques fortement demandeuses.
L’intérêt pour l’acquisition augmente donc en raison de la faiblesse des taux et face à des prix qui ne baissent plus, les candidats acquéreurs se disent que c’est sans doute « Le Moment ».
Cependant, deux menaces planent au dessus de ce tableau : d’une part, les nouvelles règles de Bâle 4 qui pourraient imposer aux banques de renforcer leurs fonds propres, ce qui reviendrait à exiger plus d’apport de la part des emprunteurs, avec pour conséquences immédiates néfastes un blocage pour beaucoup de primo-accédants (jeunes sans apport) ; d’autre part l’emploi, avec un taux de chômage qui ne faiblit toujours pas et évidemment l’inadéquation des contrats de travail (CDD pour les jeunes) avec les exigences bancaires.
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