Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
28 Septembre 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Les taux d’usure applicables aux crédits immobiliers remontent au 1er octobre 2026, selon une publication au Journal officiel. Ces plafonds, qui limitent le TAEG maximal autorisé, s’appliqueront jusqu’au 31 décembre.
- Les taux d’usure augmentent au 1er octobre 2026 et s’appliquent jusqu’au 31 décembre.
- Plafond à 5,40% pour les prêts à taux fixe de 20 ans et plus (contre 5,29%).
- Le taux d’usure correspond au TAEG maximal (intérêts + assurance + frais).
- Selon Vousfinancer, les taux moyens en septembre sont de 3,50% sur 15 ans, 3,60% sur 20 ans, 3,70% sur 25 ans.
- Un TAEG peut dépasser le plafond à cause de l’assurance et des frais, même si le taux nominal reste modéré.
À compter du 1er octobre 2026, les banques devront composer avec de nouveaux taux d’usure pour les prêts immobiliers. Ces seuils, au-delà desquels un crédit ne peut pas être accordé, ont été publiés au Journal officiel et resteront valables jusqu’au 31 décembre.
Les plafonds d’usure par durée de prêt
Pour les emprunts à taux fixe de 20 ans et plus — une durée fréquente —, le taux d’usure s’établit désormais à 5,40%, contre 5,29% au troisième trimestre, soit +0,11 point.
La même progression concerne les crédits de 10 ans à moins de 20 ans : le plafond passe de 4,57% à 4,68%.
Pour les durées inférieures à 10 ans, l’évolution est plus limitée : le taux d’usure est fixé à 4,09%, après 4,07% précédemment.
Taux d’usure : à ne pas confondre avec le taux nominal
Le taux d’usure ne correspond pas au taux affiché par la banque. Il s’agit du TAEG maximal autorisé, ce qui implique d’intégrer, en plus des intérêts, l’assurance emprunteur et les frais incontournables liés au financement.
Ces seuils sont calculés à partir des taux effectifs moyens pratiqués les mois précédents, majorés d’un tiers. À noter : ce mécanisme peut se révéler moins adapté si les barèmes de crédit montent rapidement, car l’ajustement intervient avec un décalage.
Des taux bancaires qui remontent plus vite ?
Sur le terrain, la hausse trimestrielle d’environ 0,1 point des taux d’usure peut être dépassée par l’évolution des offres bancaires. D’après le courtier en crédits Vousfinancer, les taux moyens observés en septembre atteignent 3,50% sur 15 ans, 3,60% sur 20 ans et 3,70% sur 25 ans, après des relèvements allant jusqu’à 0,25 point dans certaines banques.
Quand le plafond peut bloquer un dossier
En apparence, la marge reste sensible : environ 1,8 point entre le taux moyen de 3,60% sur 20 ans (Vousfinancer) et le plafond à 5,40%. Mais l’écart peut se réduire vite dès lors que l’assurance et les frais augmentent le TAEG.
Vousfinancer illustre le risque avec un couple empruntant 200 000 euros sur 20 ans, une assurance à 0,40% couvrant chacun à 100%, 2 000 euros de frais de dossier et 2 600 euros de garantie. Avec un taux nominal de 3,80%, le TAEG grimperait à 5,46%, au-dessus du taux d’usure de 5,40% : le crédit deviendrait alors impossible dans cette configuration.
Quels profils sont les plus exposés ?
Le courtier redoute que les refus liés à l’usure — déjà observés notamment chez certains emprunteurs de plus de 50 ans, du fait du coût de l’assurance — se multiplient si les taux bancaires continuent d’augmenter. Dans un communiqué réagissant à la publication des seuils, Vousfinancer plaide aussi pour un retour temporaire à une actualisation mensuelle des taux d’usure, comme en 2023, lorsque la remontée rapide des taux avait entraîné des effets de seuil marqués.