Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
9 septembre 2025 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Avec la récente déstabilisation politique, la France voit son coût d’emprunt dépasser celui de l’Italie, un événement inédit depuis quinze ans. Cette situation marque une évolution sur les marchés qui pourrait influencer les taux immobiliers.
L’essentiel à retenir
- Le taux de l’OAT 10 ans en France a dépassé celui de l’Italie, signe inquiétant pour les investisseurs.
- Les banques s’appuient sur ce taux pour fixer leurs offres de crédit, ce qui pourrait induire une hausse des taux d’emprunt.
- Une progression mesurée des taux est anticipée d’ici fin 2025, avec une moyenne approchant 3,40% en 2026.
- Contrairement à l’année dernière, le contexte actuel est moins favorable à la stabilité des taux, en raison notamment d’une BCE moins accommodante et d’objectifs bancaires atteints.
Un retournement inédit des marchés souverains
Depuis début septembre, la France emprunte à un taux de 3,48% sur dix ans, légèrement supérieur aux 3,47% payés par l’Italie, traditionnellement perçue comme un emprunteur plus risqué.
Ce renversement découle principalement des incertitudes politiques récentes, qui affaiblissent la confiance des marchés envers la dette française.
Répercussions sur les prêts immobiliers
Le niveau des taux immobiliers affichait début septembre une fourchette allant de 3,05% à 3,45% selon la durée. Cependant, si les banques maintiennent ces taux alors qu’elles se financent plus cher à hauteur de 3,48%, leur marge se réduit considérablement.
Plusieurs établissements ont déjà procédé à des ajustements tarifaires à la hausse fin août, suite à la montée du rendement souverain. Les experts anticipent donc une légère remontée des taux de crédit immobilier d’ici la fin de l’année, dans une fourchette autour de 3,25% à 3,50%, avant une moyenne envisagée de 3,40% pour 2026.
Un contexte monétaire et économique modifié
L’an dernier, la Banque centrale européenne avait entamé une série de baisses de ses taux, soutenant indirectement la stabilité des taux immobiliers malgré la volatilité des emprunts d’État.
Aujourd’hui, après avoir réduit ses taux à huit reprises, la BCE semble privilégier un statu quo, ce qui limite sa capacité à compenser la pression haussière sur les taux longs.
Des banques moins incitées à baisser les taux
Au début de 2024, les établissements financiers étaient prêts à proposer des offres compétitives pour dynamiser le marché immobilier fragilisé par la flambée des taux.
Aujourd’hui, avec un pic des crédits immobiliers octroyés depuis début 2023, ils ont largement atteint leurs objectifs annuels. Ils disposent donc de peu d’incitation à diminuer leurs taux pour attirer plus d’emprunteurs dans un contexte où la rentabilité devient prioritaire.